Elon Musk vient d’inscrire son nom dans une nouvelle catégorie : celle des demi-billions. Selon le classement en temps réel du magazine Forbes, sa fortune a atteint mercredi 500,1 milliards de dollars avant de redescendre légèrement à 499,1 milliards en fin de journée. Une fluctuation de « seulement » un milliard de dollars qui n’entame en rien son statut d’homme le plus riche de la planète.
Avec cet exploit, Musk devance largement ses poursuivants. Larry Ellison, cofondateur d’Oracle, reste loin derrière avec environ 350,7 milliards. Quant à Mark Zuckerberg, patron de Meta, il occupe la troisième place avec 245,8 milliards. La domination de Musk est donc écrasante, au point de creuser un fossé inédit entre lui et les autres grands noms de la tech mondiale.
Le parcours de Musk, celui d’un génie
Rien ne prédestinait ce Sud-Africain à une telle ascension, sinon une ambition sans limite. Diplômé de l’université de Pennsylvanie, il a brièvement tenté un doctorat à Stanford avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Son premier coup d’éclat : la vente d’une société de logiciels à Compaq pour plus de 300 millions de dollars en 1999.
Il enchaîne ensuite avec X.com, qui fusionnera pour devenir PayPal. Mais c’est après son départ de cette entreprise qu’il va prendre une trajectoire unique. En 2002, il fonde SpaceX. Deux ans plus tard, il rejoint Tesla, qui n’était alors qu’un pari risqué dans un secteur dominé par les géants automobiles traditionnels. Aujourd’hui, ces paris ont façonné son empire.
Tesla, moteur de sa richesse
La clé de son immense fortune reste sa participation de plus de 12 % dans Tesla. L’action du constructeur de voitures électriques a bondi de plus de 14 % depuis le début de l’année, et la séance de mercredi s’est terminée sur une hausse de 3,3 %. Les investisseurs semblent rassurés de voir Musk concentrer davantage son énergie sur ses entreprises plutôt que sur la politique.
La présidente du conseil d’administration de Tesla, Robyn Denholm, l’a confirmé en septembre : Musk est désormais « pleinement engagé » dans la stratégie du constructeur. Et pour montrer l’exemple, il a lui-même racheté pour un milliard de dollars d’actions Tesla le mois dernier. Un geste interprété comme un signe de confiance dans l’avenir du groupe.
La concurrence venue de Chine, avec BYD en première ligne, oblige le constructeur à rester agressif sur les prix et l’innovation. Mais Musk ne veut pas se limiter aux voitures électriques. Tesla se repositionne progressivement comme une entreprise d’intelligence artificielle et de robotique.
En parallèle, ses autres sociétés connaissent elles aussi une envolée. SpaceX multiplie les succès et les contrats, tandis que sa nouvelle start-up d’intelligence artificielle, xAI, attire déjà les regards. Ensemble, elles renforcent la valeur globale de l’empire Musk et expliquent ce patrimoine vertigineux.


