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Notre Sélection

Bolivie : Un grand changement politique a eu lieu après 20 ans

Juan JavierPar Juan Javierlundi, 18 aoûtMise à jour:lundi, 18 aoûtAucun commentaire5 Min Temps de lecture
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Rodrigo Paz Pereira a promis de restaurer l'économie bolivienne pour qu'elle serve à tous.
Rodrigo Paz Pereira a promis de restaurer l'économie bolivienne pour qu'elle serve à tous.
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Pour la première fois depuis près de deux décennies, la présidence bolivienne pourrait échapper au Mouvement vers le socialisme (MAS).

Le scrutin de dimanche a propulsé au premier plan deux figures issues de la droite et du centre-droit : Rodrigo Paz Pereira, sénateur et candidat du Parti démocrate-chrétien, et Jorge Quiroga, ancien chef d’État et dirigeant de la coalition conservatrice Alianza Libre.

Aucun n’ayant obtenu de majorité absolue, un second tour est prévu en octobre pour départager ces deux prétendants.

Ce changement serait la bienvenue car longtemps soutenu par l’exportation de gaz naturel et les prix favorables des matières premières, le pays fait aujourd’hui face à un déficit public abyssal, une dette qui frôle 100 % du PIB, une inflation qui pèse sur les ménages et une pénurie de devises.

La domination de l’outsider

L’avancée de Rodrigo Paz Pereira est la véritable surprise de ce premier tour. Les sondages annonçaient l’homme d’affaires Samuel Doria Medina comme favori, mais le sénateur démocrate-chrétien a eu un programme ancré dans l’économie de marché. Sa devise – « un capitalisme pour tous, pas seulement pour quelques-uns » – a résonné auprès d’un électorat lassé de la concentration du pouvoir et de la corruption.

Il propose de décentraliser les ressources de l’État vers les régions, d’ouvrir l’accès au crédit, de stimuler le secteur formel par des allégements fiscaux et de supprimer les barrières douanières sur les produits que la Bolivie ne produit pas localement.

Face à lui, Jorge Quiroga, qui avait brièvement assuré la présidence en 2001-2002 après avoir été vice-président d’Hugo Banzer, revient dans l’arène. Son profil expérimenté, marqué par un conservatisme assumé, avait séduit une partie de l’électorat en quête de stabilité. Ce duel avec Paz Pereira illustre la volonté des Boliviens de tourner la page du cycle socialiste, même si les deux candidats partagent une orientation économique favorable aux investisseurs étrangers.

Changer l’économie de la Bolivie, et vite!

Le plus grand changement devrait se fait sur le plan économique. inflation élevée, dette publique massive, raréfaction des devises, files d’attente interminables pour l’essence et pénuries de certains produits alimentaires. Cette détresse quotidienne a donné naissance au rejet du MAS. La colère s’est d’ailleurs bel et bien exprimée : le candidat socialiste Eduardo del Castillo a été hué lors de son vote, et l’ancien dauphin d’Evo Morales, Andrónico Rodríguez, a essuyé des jets de pierres. Un engin explosif a même été déclenché près du bureau de vote où Rodríguez s’était rendu – un acte qu’il a qualifié d’« incident isolé ».

Mais quel est le fond du problème économique?

« Lorsque l’économie se libéralise dans les années 90, cela permet au pays d’attirer des investissements et de développer l’exportation de gaz, notamment avec le Brésil. Mais l’État a ensuite ancré ses dépenses à des revenus volatils, sans investir dans de nouvelles explorations », explique Diego Macera, directeur de l’IPE.

Sous la présidence d’Evo Morales, la Bolivie a récolté les fruits d’infrastructures et d’accords signés dans les décennies précédentes. La manne gazière, renforcée par des prix internationaux élevés, a offert une décennie de prospérité. Mais cette richesse a servi d’argent de poche pour les politiques. Il y a eu des dépenses publiques énormes et mal gérées : salaires, subventions, embauches massives dans la fonction publique – plutôt que l’investissement productif. Donc quand les prix ont chuté et que la production a décliné, l’État s’est retrouvé sans marges de manœuvre.

Le contraste avec le Pérou, voisin et comparateur naturel, est frappant : « En Bolivie, l’investissement privé représente à peine 6 % du PIB en 2024, contre près de 19 % au Pérou. L’investissement public, lui, atteint plus de 11 % du PIB, soit le double du niveau péruvien », raconte Macera.

Un tel système ne peut se maintenir sans ressources solides. Le financement s’est donc appuyé sur l’endettement et, de plus en plus, sur la création monétaire par la Banque centrale, ce qui a bien sûr fait exploser l’inflation et contribué à l’effondrement de la confiance des ménages.

La crise sociale de la Bolivie à cause de cette dette

« Au-delà des chiffres, ce que vit la population, c’est la pénurie. Pénurie de carburants, de médicaments, de dollars pour importer. Les gens font la queue pendant des heures pour obtenir de l’essence ou du diesel », raconte Luis Carlos Gemio.

L’échec du modèle économique se mesure désormais dans la vie quotidienne. on constate maintenant une flambée des prix alimentaires (plus de 30 % en un an), des files d’attente interminables et un sentiment d’asphyxie. L’opinion publique se détourne donc des partis favorables à la continuité et se rapproche de forces qui promettent une réorientation vers une économie plus ouverte au marché.

La dette bolivienne avoisine désormais 100 % du PIB. Non seulement elle est élevée, mais elle devient aussi de plus en plus coûteuse à financer. « La pire combinaison est celle d’un pays à haut risque de crédit avec une dette massive. On finit par payer beaucoup, et très cher », avertit Diego Macera.

À cela s’ajoute la fragilité du système de change. Pour maintenir artificiellement le boliviano à 6,9 pour un dollar, le pays a brûlé ses réserves.

Bolivie Eduardo del Castillo Jorge Quiroga Pérou Rodrigo Paz Pereira
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