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Europe

L’Italie fait les poches des banques pour redresser ses comptes

Véra GomezPar Véra Gomezsamedi, 18 octobreMise à jour:samedi, 18 octobreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien avec le président de l'Azerbaijan, Ilham Aliyev à Copenhague.
Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien avec le président de l'Azerbaijan, Ilham Aliyev à Copenhague.
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En Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni a tranché : pour repasser sous la barre européenne des 3 % de déficit, les banques et les compagnies d’assurances vont devoir mettre la main à la poche. L’exécutif table sur une contribution de 4,5 milliards d’euros dès 2026. Une décision que le ministre de l’Économie, Giancarlo Giorgetti, présente comme un « effort partagé » et « supportable », même si les établissements financiers l’ont, selon ses mots, « acceptée à contre-cœur ».

4,5 milliards pour repasser sous les 3 %

Ce plan, inscrit dans le projet de budget 2026, repose sur un mélange de mesures : utilisation de certaines provisions comptables déjà constituées par les banques et assurances, et hausse d’un impôt local sur les entreprises.
L’objectif est clair : afficher un déficit public limité à 2,8 % du PIB, sous le plafond fixé par Bruxelles.

Ce point a fait grincer des dents au sein même de la coalition. La Ligue, le parti de Giancarlo Giorgetti, défendait cette contribution, tandis que Forza Italia d’Antonio Tajani y voyait une menace directe pour les profits du secteur. Ce dernier s’est néanmoins félicité qu’il ne s’agisse « pas d’une taxe sur les superprofits », une idée qu’il combat depuis des mois.

Giorgia Meloni ménage les banques

La cheffe du gouvernement s’est montrée reconnaissante envers le secteur bancaire, elle reconnaît « un sens des responsabilités face à la situation globale du pays ». Les établissements ont compris qu’une Italie financièrement stable profite aussi à leurs intérêts.

Meloni a décrit un budget « sérieux », centré sur les mêmes priorités que les années précédentes : soutien aux familles, natalité, baisse des impôts, aide aux entreprises et renforcement du système de santé.

Un budget pensé pour les classes moyennes

Sur les 18 milliards d’euros prévus, environ la moitié servira à alléger la fiscalité des ménages.
Une baisse d’impôts de 9 milliards d’euros sur trois ans est prévue, concentrée sur les revenus moyens. Le budget contient également une amnistie fiscale pour 2023 et quelques ajustements ciblés.

Les retraites les plus modestes seront revalorisées de 20 euros par mois, et le bonus versé aux mères salariées passera de 40 à 60 euros.
Dans les hôpitaux, 5 milliards d’euros supplémentaires permettront de recruter plus de 6 000 infirmiers et 1 000 médecins, tandis que les salaires infirmiers devraient grimper d’environ 1 600 euros en 2026.

Une pression croissante sur le secteur financier italien

Ce n’est pas la première fois que Rome fait appel aux banques. En 2023, le gouvernement avait tenté d’imposer une taxe de 40 % sur les profits liés à la hausse des taux d’intérêt. L’annonce avait provoqué une panique boursière telle que l’exécutif avait été forcé de revoir sa copie.

Depuis, Giancarlo Giorgetti répète que les banques ont réalisé des profits « stratosphériques » au cours des cinq dernières années et qu’il est normal qu’elles contribuent davantage à l’effort national.
Les établissements, réunis sous la bannière de l’Association bancaire italienne (ABI), ont proposé en échange la prolongation du gel temporaire des crédits d’impôt (les DTA), une mesure déjà en place qui permet à l’État d’engranger rapidement des recettes.
Mais cette solution, perçue comme temporaire, ne satisfait pas la Ligue, qui veut des rentrées durables.

Il y a de vraies divisions dans la majorité

La contribution imposée au secteur financier a réveillé les vieux désaccords entre la Ligue et Forza Italia. Les conservateurs redoutent qu’une taxe permanente refroidisse les investisseurs étrangers, déjà méfiants face à la dette colossale du pays.
Malgré cela, Giorgia Meloni semble avoir trouvé un compromis fragile, préférant parler d’une « participation exceptionnelle » plutôt que d’un impôt.

Le projet prévoit de récolter au total plus de 11 milliards d’euros auprès des banques et des assurances entre 2026 et 2028. Ces sommes devraient représenter environ 0,19 % du PIB en 2026 et 2027, puis 0,1 % en 2028.

Moins d’impôts, plus de défense

Le budget prévoit aussi une baisse progressive de l’impôt sur le revenu (IRPEF), dont la deuxième tranche passera de 35 % à 33 %.
Le texte gèle également l’augmentation de l’âge de la retraite prévue pour les métiers les plus pénibles.

Le gouvernement italien augmentera les dépenses militaires de 0,5 % du PIB d’ici 2028, conformément aux engagements pris auprès de l’OTAN et de ses partenaires européens.

Avec ce budget, Giorgia Meloni espère rassurer Bruxelles, calmer les marchés et afficher une trajectoire budgétaire exemplaire. Mais la manœuvre reste délicate : si les banques se sentent injustement ponctionnées, elles pourraient freiner le crédit et ralentir l’économie, compromettant les efforts du gouvernement.

Antonio Tajani banques fiscalité Giancarlo Giorgetti Italie Meloni
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