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Moyen-Orient

Liban : la première visite du pape Léon XIV

Suzanne LatrePar Suzanne Latrelundi, 01 décembreMise à jour:lundi, 01 décembreAucun commentaire5 Min Temps de lecture
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Le Pape Léon XIV avec le président du Liban, Joseph Aoun et sa femme, Nehmat. ©CNS photo/Vatican Media
Le Pape Léon XIV avec le président du Liban, Joseph Aoun et sa femme, Nehmat. ©CNS photo/Vatican Media
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Le pape Léon XIV effectue sa première visite au Liban, un déplacement symbolique dans un pays en crise, meurtri par les guerres régionales. Pour les chrétiens libanais comme pour une partie des musulmans, ce voyage est perçu comme un geste d’appui moral et spirituel. Pour le public français, il résonne aussi avec les liens historiques entre Paris, le Liban et le catholicisme oriental, alors que la diplomatie française tente depuis des années de contribuer à la stabilisation du pays du Cèdre.

Saint Charbel et Harissa

Dès le début de sa visite, Léon XIV s’est rendu à Annaya, au nord de Beyrouth, pour prier sur la tombe de saint Charbel Makhlouf, moine-ermite maronite canonisé en 1977. Figure très populaire au Liban, au-delà même des clivages confessionnels, saint Charbel incarne une forme de spiritualité ascétique et de guérison qui rassemble des fidèles de toutes les communautés.

Devant le monastère, des haut-parleurs diffusent des hymnes religieux, les drapeaux libanais et du Vatican se mêlent dans la foule, et les autorités ont décrété deux jours fériés pour marquer l’importance de l’événement. Dans un pays qui craint à tout moment une reprise de la guerre avec Israël, la visite papale apparaît comme une parenthèse de ferveur et de cohésion.

Léon XIV est le troisième pape à se rendre officiellement au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012. Lundi, il doit s’adresser aux évêques, prêtres et religieux au sanctuaire de Harissa, au pied de la statue de Notre-Dame du Liban qui domine la baie de Jounieh. C’est là que le souverain pontife doit articuler son message d’unité, de paix et de résistance au découragement dans un pays où l’exil est devenu une tentation massive.

Léon XIV ravive les flammes de l’espoir au Liban

Sur la route du cortège papal, sous une pluie battante, des milliers de fidèles se pressent. « Nous sommes très heureux de la visite du pape, elle nous a rendu le sourire après toutes les difficultés que nous avons traversées », confie Yasmine Chidiac. Thérèse Darouni, 65 ans, résume un sentiment largement partagé : « Tout le monde va à Rome pour voir le pape, mais il est venu chez nous. C’est la plus grande bénédiction et un espoir pour le Liban. »

Depuis 2019, le pays s’enfonce dans une crise économique sans précédent, suite à l’effondrement de la monnaie, l’explosion de la pauvreté et l’exode des jeunes. La classe politique, accusée de clientélisme et de corruption, peine à réformer un système institutionnel qui repose sur le partage confessionnel du pouvoir. L’appel du pape à « rester » au pays et à œuvrer à la « réconciliation » prend une portée directement politique.

Le président Joseph Aoun, seul chef d’État arabe chrétien, a présenté le Liban comme un « modèle unique de coexistence » entre chrétiens et musulmans, dont la sauvegarde serait, selon lui, « un devoir pour l’humanité ». Il a prévenu que si ce modèle venait à disparaître, « nul autre lieu ne pourrait le remplacer ».

Commençons par un dialogue interreligieux

La visite de Léon XIV est un précurseur d’un dialogue interreligieux et d’une volonté plus marquée de créer une pacification régionale. Avant le Liban, le pape américain s’est rendu en Turquie, où il a notamment visité la Mosquée bleue d’Istanbul. Il a montré son respect à l’islam sunnite dans un silence, sans prière commune, mais dans la continuité des gestes de ses prédécesseurs.

À Beyrouth, il participe à une prière interreligieuse sur la place des Martyrs, haut lieu de la mémoire nationale, en présence de responsables chrétiens, sunnites, chiites, druzes et alaouites. Devant eux, le pape appelle les leaders religieux à être des « bâtisseurs de paix », à combattre l’intolérance et à désamorcer les logiques de violence qui ont tant fragmenté la société libanaise.

Il doit aussi rencontrer des jeunes au patriarcat de Bkerké, siège du patriarcat maronite. Environ 15 000 jeunes sont attendus, dans un pays où l’avenir se joue trop souvent à l’étranger, au gré des visas d’études et des projets d’émigration. « Au moment où nous sommes confrontés à de nombreux problèmes économiques, sociaux et politiques, nous avons besoin d’espoir », affirme Elias Abou Nasr Chaalan, père de deux enfants. « Nous devons nous unir en tant que Libanais, comme le pape a réuni les responsables et les chefs religieux, car c’est en restant unis que nous pouvons surmonter toutes les difficultés. »

Le déplacement de Léon XIV intervient alors que le Liban subit de plein fouet les répercussions du conflit entre Israël et le Hezbollah soutenu par l’Iran. Malgré un cessez-le-feu conclu il y a un an, l’armée israélienne a intensifié ses frappes sur le territoire libanais et le Hezbollah maintient une présence militaire significative au sud du pays. Le pape appelle les dirigeants à « persévérer dans les efforts de paix » après la guerre de l’an dernier et les frappes qui se poursuivent.

Le programme du souverain pontife comprend également une prière sur le site de l’explosion du port de Beyrouth en 2020, drame qui a fait plus de 200 morts et symbolise, aux yeux de nombreux Libanais, la faillite de l’État et l’impunité des responsables. Une messe en plein air sur le front de mer et la visite d’un des rares établissements de santé mentale du pays complètent un agenda qui se veut très tourné vers les victimes, les plus fragiles et ceux qui portent encore les traumatismes de ces années de crise.

Beyrouth Joseph Aoun Léon XIV Liban pape Saint Charbel
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