Copenhague, 26 février 2026 – Le Parisien Matin, La Première ministre Mette Frederiksen a surpris la classe politique jeudi en convoquant des Élections législatives anticipées pour le 24 mars prochain. Ce scrutin intervient alors que le Danemark traverse une crise diplomatique sans précédent avec Washington, suite aux velléités d’annexion du Groenland réitérées par Donald Trump. En jouant la carte de la « défense de la souveraineté nationale », Frederiksen espère transformer son regain de popularité actuel en majorité parlementaire solide. Alors que les sondages étaient en berne à cause de l’inflation, ces Élections législatives se transformeront en véritable référendum sur sa gestion de la crise arctique et sa capacité à rallier les alliés européens et le G7 face aux pressions américaines.
Un scrutin anticipé sous le signe de l’unité nationale
La scène politique scandinave vient de subir un séisme contrôlé. En avançant la date de ce scrutin, Mette Frederiksen ne cherche pas seulement à renouveler son mandat, mais à obtenir un plébiscite sur sa gestion de la crise diplomatique majeure avec Washington. Depuis plusieurs mois, la pression américaine pour une présence accrue, voire une forme d’annexion économique du Groenland, a transformé la politique intérieure danoise en un rempart de souveraineté.
L’annonce de ces Élections législatives intervient alors que les sondages d’opinion montrent un basculement des priorités des électeurs. Si l’inflation et le coût des services sociaux dominaient les débats en 2025, c’est aujourd’hui la figure de la « Mère de la Nation » protectrice qui semble l’emporter dans l’esprit des citoyens.
Le Groenland le catalyseur de la popularité de Frederiksen
L’intérêt renouvelé de l’administration Trump pour l’île géante a paradoxalement servi de bouclier politique à la Première ministre. En s’opposant fermement aux velléités d’achat ou d’ingérence étrangère, elle a su fédérer une opinion publique autrefois divisée. Ce sentiment nationaliste, rare au Danemark, devient le moteur principal des prochaines Élections législatives.
L’Arctique n’est plus une périphérie lointaine, mais le cœur battant de la survie économique et symbolique du pays. Les ressources naturelles et les routes maritimes qui s’ouvrent avec la fonte des glaces placent Copenhague dans une position stratégique que Frederiksen entend bien monnayer politiquement.
Une stature internationale forgée dans les crises
Avant d’aborder ces Élections législatives, la cheffe du gouvernement peut se targuer d’un bilan international solide. De sa gestion rigoureuse de la pandémie de COVID-19 à son soutien indéfectible à l’Ukraine au sein de l’Union européenne, elle a su naviguer dans les eaux troubles de la diplomatie mondiale.
Comme l’explique l’analyste politique Kristian Jensen, chercheur à l’Université de Copenhague :
« Les Élections législatives de mars seront le reflet d’une nation qui refuse d’être un simple pion sur l’échiquier des grandes puissances, préférant l’affirmation de sa propre identité scandinave. »
Entre inflation domestique et prestige diplomatique
Le défi pour le gouvernement sortant sera de maintenir l’attention sur les succès extérieurs alors que le quotidien des Danois reste marqué par des difficultés économiques. Le bloc d’opposition tente de ramener le débat sur la crise du logement et le manque de personnel dans le secteur de la santé.
Cependant, la rhétorique de « l’union sacrée » semble pour l’instant masquer les fissures de la coalition. Pour les observateurs, ces Élections législatives sont moins un débat d’idées qu’un référendum sur la capacité du Danemark à dire « non » aux géants mondiaux.
L’ombre de Donald Trump sur le Folketing
L’ingérence indirecte des États-Unis dans le débat public danois est un phénomène nouveau. Chaque tweet ou déclaration en provenance de la Maison-Blanche sur l’Arctique semble renforcer la position de Mette Frederiksen. Le sentiment d’être « assiégé » économiquement a poussé même les plus critiques à envisager un vote de stabilité lors de ces Élections législatives.
L’enjeu est de taille : définir si le Danemark restera un allié docile ou un partenaire exigeant qui protège ses joyaux territoriaux.
La mobilisation des jeunes électeurs et le climat
Le Groenland n’est pas qu’une question de territoire, c’est aussi le symbole du changement climatique. Les jeunes électeurs, très sensibles aux enjeux environnementaux, voient dans ces Élections législatives une opportunité de lier souveraineté et protection de l’écosystème arctique. La stratégie de Frederiksen est donc de présenter la défense du Groenland comme une mission écologique globale.
Les alliances possibles au lendemain du 24 mars
Nul ne sait encore quelle sera la configuration exacte du prochain Parlement. Toutefois, la dynamique actuelle favorise une reconduction de la coalition de centre-gauche, à condition que les petits partis ne s’éparpillent pas. Les Élections législatives pourraient bien marquer la fin du bipartisme traditionnel au profit d’un bloc souverainiste élargi.
La résilience du modèle social danois face au monde
Au-delà des frontières, c’est la survie du modèle de protection sociale qui se joue. Si le pays doit augmenter massivement son budget défense pour protéger l’Arctique, que restera-t-il pour l’éducation et la santé ? C’est le dilemme que Frederiksen devra trancher si elle remporte les Élections législatives.
Perspectives économiques d’un Danemark arctique
Le contrôle des ressources minières du Groenland offre une perspective de richesse sans précédent. En contrôlant l’accès à ces ressources, le Danemark se place comme un acteur incontournable de la transition énergétique européenne. Ce message de prospérité future est le pilier central de la campagne pour les Élections législatives.
Une transition numérique et diplomatique accélérée
Le gouvernement a également investi massivement dans la cybersécurité pour protéger le processus électoral contre toute interférence étrangère. La protection de l’intégrité des Élections législatives est devenue une priorité de sécurité nationale, illustrant la paranoïa ou la prudence légitime d’un petit État face aux puissances technologiques.
Vers un nouveau chapitre de l’histoire scandinave
Le scrutin du 24 mars 2026 ne sera pas une simple formalité administrative. Il s’agit d’un moment de définition pour le peuple danois. En choisissant ses représentants lors des prochaines Élections législatives, la population décidera si elle souhaite poursuivre sur la voie d’une indépendance affirmée ou si elle préfère revenir à une politique plus centrée sur ses frontières immédiates.




