Une fermeture totale de l’espace inférieur
Le ciel belge subit une paralysie complète ce mardi. Une grève surprise des contrôleurs aériens, déclenchée de manière totalement inopinée par le personnel de l’agence nationale Skeyes, bloque l’ensemble des vols commerciaux. Les autorités ont confirmé la fermeture stricte de l’espace inférieur de 14h00 à 21h00 heure locale.
Cette interruption brutale des opérations force les compagnies à annuler l’intégralité des mouvements programmés. Les grands hubs comme Bruxelles-Zaventem, Charleroi et Liège se retrouvent ainsi totalement à l’arrêt, impactant durement le trafic aérien européen. Seuls les vols d’État, les urgences médicales et les missions de sauvetage bénéficient d’un service minimum garanti.
Une crise liée à la modernisation
Ce débrayage constitue la seconde action menée par les syndicats au cours de la même journée, après un premier blocage nocturne destiné au fret. Le conflit persistant découle des négociations tendues concernant la centralisation des services au sein d’une nouvelle tour numérique à Namur. Les employés s’opposent massivement aux mutations géographiques obligatoires et aux conditions de travail de cette transition.
La compagnie Ryanair a vivement condamné ce mouvement social non planifié qui prive de solutions plus de 20 000 usagers. Les autorités recommandent formellement aux passagers de ne pas se déplacer vers les terminaux et de contacter directement leur transporteur pour obtenir un remboursement. La direction de l’aéroport a d’ailleurs indiqué la position officielle des opérateurs face à cette crise :
« Les compagnies aériennes devront annuler tous leurs vols programmés. »
Les liaisons de fin de soirée restent fortement retardées, les transporteurs espérant décaler les décollages juste après la réouverture complète.


