CAYENNE, 5 juin (Le Parisien Matin) – La Guyane française fait face à une épidémie de chikungunya avec 509 cas signalés depuis janvier. Le CDC émet un avis de voyage et recommande une protection stricte contre les moustiques pour éviter toute infection virale.
Une progression géographique rapide
Le secteur de la côte ouest demeure l’épicentre de cette épidémie de chikungunya, mais le virus continue de s’étendre. Selon les données de Santé Publique France, le chikungunya affecte désormais activement l’île de Cayenne ainsi que le secteur des Savanes, où les autorités ont officiellement basculé en phase épidémique. Le secteur du Maroni, quant à lui, connaît une transmission sporadique, mais la circulation virale progresse de manière constante dans ces zones.
Symptômes et risques pour la santé
Le chikungunya, transmis par les moustiques Aedes, se manifeste généralement trois à sept jours après une piqûre. Les patients présentent fréquemment une forte fièvre accompagnée de douleurs articulaires invalidantes, souvent situées au niveau des mains et des chevilles. D’autres symptômes comme des maux de tête, des éruptions cutanées et une fatigue intense sont également fréquents.
Si la majorité des cas se résolvent en quelques semaines, les complications peuvent être sérieuses. « Les personnes les plus exposées au risque de développer une forme grave incluent les nouveau-nés, les seniors de plus de 65 ans et les individus souffrant de pathologies chroniques comme le diabète ou des troubles cardiaques », souligne le rapport des autorités sanitaires. À ce jour, 101 patients ont nécessité une hospitalisation.
Conseils essentiels pour les voyageurs
Face à l’absence de traitement curatif spécifique, la prévention demeure l’unique rempart contre le chikungunya. Les voyageurs se rendant sur place doivent impérativement se protéger contre les piqûres. Il est conseillé d’utiliser des répulsifs cutanés, de porter des vêtements longs et couvrants, et de privilégier des hébergements équipés de climatisation ou de moustiquaires aux ouvertures.
L’Agence régionale de santé a lancé une campagne de vaccination d’urgence pour les populations locales à risque, mais celle-ci n’est pas une exigence pour les visiteurs. Les autorités recommandent néanmoins de consulter régulièrement les mises à jour des avis aux voyageurs.
Préparer son séjour en Guyane
La prise en charge médicale sur place est conforme aux standards nationaux, avec des établissements de référence tels que le Centre Hospitalier de Cayenne ou le centre hospitalier de l’ouest guyanais à Saint-Laurent-du-Maroni. Pour les touristes, il est impératif de souscrire une assurance santé couvrant les frais d’évacuation sanitaire. Enfin, notez que la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour toute entrée sur le territoire guyanais, le certificat devant être présenté lors du contrôle aux frontières.


