MOSCOU, 10 juin (Le Parisien Matin) – La Russie a officiellement annoncé mercredi qu’elle réagirait au dernier train de sanctions de l’UE par des mesures fermes et efficaces. Cette déclaration fait suite à la présentation, par le bloc européen, d’une vingt et unième série de restrictions économiques visant à limiter les capacités de financement de la Russie.
Lors d’un point presse, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a fermement condamné ce qu’elle qualifie de mesures coercitives unilatérales illégitimes. Selon Moscou, le dernier train de sanctions de l’UE ne parviendra pas à influencer les décisions politiques russes, une analyse que la diplomatie russe juge partagée par un nombre croissant d’États à travers le monde.
Les mesures annoncées par Bruxelles incluent un gel temporaire du plafonnement des prix du pétrole russe, ainsi que des dispositifs ciblant spécifiquement les banques, les opérateurs de cryptomonnaies et les négociants en pétrole. Ces entités sont accusées par l’Union européenne de faciliter le contournement des restrictions déjà en vigueur. Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, a confirmé que l’objectif demeure de réduire drastiquement les revenus russes nécessaires au financement du conflit en Ukraine.
La position de la Russie face au dernier train de sanctions de l’UE reste marquée par une volonté de réciprocité. Si les détails opérationnels des futures ripostes russes n’ont pas encore été précisés par le ministère, Maria Zakharova a souligné la détermination de son pays à ne pas laisser ces actions sans suite. Elle a déclaré :
« Nous répondrons au dernier train de sanctions de l’UE par des mesures efficaces et fermes ».
Au-delà du volet économique, la tension diplomatique s’étend également à la sphère régionale. La porte-parole a vivement critiqué l’ingérence supposée de l’Union européenne dans les récentes élections législatives en Arménie. Moscou accuse le bloc européen de chercher à dégrader les relations historiques, tant sociales qu’économiques, entre la Russie et l’Arménie. Le Kremlin s’oppose fermement à ce qu’il perçoit comme une tentative d’éloigner Erevan de l’Union économique eurasiatique.
Ces dernières sanctions s’inscrivent dans une dynamique de pression soutenue. Cependant, la dépendance énergétique, notamment dans le secteur de l’uranium enrichi, demeure une préoccupation pour plusieurs États membres, qui hésitent à compromettre davantage leurs approvisionnements. La Russie, quant à elle, continue de condamner l’impact international croissant de ces décisions, affirmant que la dernière série de sanctions de l’UE suscite un mécontentement grandissant au sein de la communauté internationale.
L’évolution de la situation dépend désormais de l’unanimité requise au sein des vingt-sept pays membres de l’Union européenne. Chaque État devra valider les propositions pour que le dernier train de sanctions de l’UE puisse entrer en vigueur. Dans l’attente, les marchés financiers et les opérateurs commerciaux surveillent de près la promesse de riposte formulée par Moscou.


