MADRID, 21 juin (Le Parisien Matin) – Les habitants et les touristes espagnols tentent de faire face à des températures atteignant 40 degrés Celsius ce dimanche. Le pays est officiellement entré dans sa première vague de chaleur de l’année 2026, poussant les autorités à émettre des avertissements stricts concernant l’exposition prolongée au soleil et le risque accru d’incendies de forêt.
Des alertes météo sur tout le territoire
L’agence météorologique nationale, AEMET, a placé 13 des 17 régions espagnoles en alerte orange en raison de ces conditions extrêmes. La situation est particulièrement critique dans le Pays basque, au nord-ouest du pays, où le niveau d’alerte rouge a été activé. Cette vague de chaleur, provoquée par une masse d’air chaud provenant d’Afrique du Nord, devrait persister jusqu’à jeudi prochain.
Dans certaines zones septentrionales, le mercure grimpe jusqu’à 42 degrés, soit une hausse significative dépassant de 15 degrés les moyennes saisonnières habituelles. Les prévisions météorologiques indiquent que les températures pourraient atteindre 44 degrés dans certains secteurs du sud et à l’intérieur des terres, ainsi qu’à Majorque.
Impacts sur la vie quotidienne et les événements
La chaleur intense perturbe l’organisation des activités publiques. À Madrid, les autorités ont pris la décision d’annuler une zone de fans prévue pour la diffusion d’un match de la Coupe du monde de football par mesure de sécurité. Par ailleurs, les infrastructures européennes subissent également les contrecoups de cet épisode météorologique. Le responsable de la SNCF a conseillé aux personnes vulnérables d’éviter de prendre le train durant cette période.
La hausse brutale du mercure affecte directement le confort des citoyens, comme l’a souligné Ana Garces, une éducatrice sociale de 49 ans vivant à Madrid :
« La chaleur est vraiment épuisante. »
Risques sanitaires et environnementaux
Au-delà des températures diurnes, les météorologues s’inquiètent du phénomène des « nuits torrides », où les minimales nocturnes ne descendent pas sous la barre des 25 degrés. Cette absence de rafraîchissement empêche le corps humain de récupérer, augmentant ainsi les risques de coups de chaleur, notamment pour les personnes âgées.
La situation est aggravée par la présence de poussières sahariennes, appelées localement calima, qui obscurcissent le ciel et dégradent la qualité de l’air. Les autorités sanitaires recommandent la prudence face à ces particules en suspension. Enfin, le risque d’incendies reste au centre des préoccupations des services de secours, la combinaison de vents secs et d’une végétation assoiffée créant un environnement particulièrement propice à la propagation rapide des flammes sur le territoire.


