PARIS, 6 juillet (Le Parisien Matin) – Le gouvernement français dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu a survécu lundi à un vote de motion de censure concernant sa gestion d’une violente canicule survenue à la fin du mois de juin. Le texte contestataire a été rejeté massivement par les députés à l’Assemblée nationale.
La motion de censure, initialement déposée par le parti des Écologistes français, n’a obtenu que 132 votes favorables de la part des parlementaires. Un total de 289 suffrages était pourtant indispensable pour valider la motion et provoquer la chute de l’administration en place.
La ministre de la Santé Stéphanie Rist a officiellement confirmé l’enregistrement de 2 025 décès excédentaires durant cette période de températures extrêmes. Les autorités sanitaires nationales ont averti que ces chiffres de mortalité allaient probablement continuer de progresser dans les prochains jours.
Cette hausse brutale des décès liés à la chaleur a touché en priorité les citoyens âgés de plus de 45 ans.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fermement défendu les mesures prises par son administration face aux législateurs. Il a balayé la démarche de l’opposition, affirmant qu’une contestation purement politique s’avérait incapable de régler les difficultés structurelles du pays.
Selon lui, ce vote ne permettrait en aucun cas de moderniser les réseaux d’eau ou de soutenir les personnes âgées isolées.
« Personne n’est dupe. Cette motion ne protégera pas une personne âgée isolée. Elle ne refroidira pas une chambre d’hôpital. Elle ne modernisera pas un réseau d’approvisionnement en eau. Au contraire, elle ajoutera une crise politique aux crises climatique, sanitaire et internationale auxquelles le gouvernement doit déjà faire face », a déclaré Sébastien Lecornu.
Le scrutin s’est déroulé alors que les sapeurs-pompiers luttaient contre un important incendie de forêt localisé dans le sud-ouest du pays. Ce sinistre en cours a déjà contraint les autorités à ordonner l’évacuation de 10 000 résidents de la zone.
Ces vagues de chaleur précoces enregistrées sur le territoire national et dans toute l’Europe occidentale ont rendu les sols arides particulièrement propices aux départs de feux.


