ANKARA, 8 juillet (Le Parisien Matin) – Le Groenland n’est pas à vendre. Cette déclaration ferme a été prononcée ce mercredi par le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, en réponse aux nouvelles exigences du président américain Donald Trump formulées lors du sommet de l’OTAN.
La dirigeante danoise Mette Frederiksen a soutenu cette position, réaffirmant l’intégrité territoriale du Danemark et le droit à l’autodétermination du peuple groenlandais face aux pressions extérieures.
Le Premier ministre Jens-Frederik Nielsen a clarifié la position officielle du territoire sur les réseaux sociaux. Il a souligné que les appels répétés en faveur d’une prise de contrôle ou d’une souveraineté étrangère n’affectent en rien le statut constitutionnel de l’île. Selon Nielsen, ces demandes ne modifient pas la réalité politique actuelle.
« Les appels répétés à prendre le contrôle de notre pays ou à le contrôler ne changent rien », a déclaré le chef du gouvernement dans sa publication officielle.
Mette Frederiksen, Première ministre du Danemark, a invité les alliés internationaux à respecter la volonté des citoyens groenlandais. Elle a rappelé l’importance de protéger chaque partie du territoire membre de l’alliance atlantique. En cas de menace directe, la dirigeante danoise a invoqué l’article 5 du traité de l’OTAN, confirmant la volonté de protéger chaque pouce de terrain sous souveraineté danoise.
Donald Trump justifie ses ambitions par des enjeux géopolitiques stratégiques, citant la présence accrue de navires russes et chinois dans l’Arctique. Le président américain a critiqué le Danemark lors du sommet d’Ankara, jugeant les investissements danois insuffisants pour assurer la sécurité de la zone. Cette position américaine a été largement contestée par d’autres voisins arctiques, notamment la Première ministre islandaise Kristrun Frostadottir, qui a rappelé que la population groenlandaise ne manifeste aucun désir d’intégration aux États-Unis.


