BAIN-DE-BRETAGNE, 20 août (Le Parisien Matin) – Le corps sans vie d’un homme de 45 ans a été découvert mercredi 19 août en début de soirée dans les décombres d’un garage en feu au lieu-dit Le Fresne, à une trentaine de kilomètres au sud de Rennes.

Le sinistre s’est déclaré sur une voiture stationnée dans un double garage mitoyen avant de se propager à la toiture d’une longère.

Un feu de voiture à l’origine du drame

L’alerte a été donnée à 18 h 59 par des témoins qui ont signalé un important incendie de garage aux sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine.

D’après le Sdis 35, c’est une voiture en feu, stationnée dans le garage mitoyen, qui aurait causé l’embrasement. A leur arrivée sur les lieux, les secours ont découvert le double garage de type mitoyen entièrement embrasé.

Les flammes se sont ensuite rapidement propagées à la toiture d’une longère voisine qui abritait deux logements distincts, selon les informations relayées par 20 Minutes et Le Télégramme.

C’est lors des opérations d’extinction à l’intérieur du garage que les secours ont localisé la victime.

« Lors de l’attaque dans le garage, les secours ont sorti une victime ».

Précisent les pompiers.

L’homme se trouvait en arrêt cardio-respiratoire au moment de son extraction. Il a reçu de longs massages cardiaques et des gestes de réanimation par les sapeurs-pompiers.

Il n’a pas pu être réanimé et a été déclaré décédé sur place par le médecin du Smur présent sur les lieux. D’après Ouest-France, il s’agissait d’un homme de 45 ans.

Près de 45 sapeurs-pompiers et 9 gendarmes ont été dépêchés sur les lieux pour maîtriser le sinistre. Le feu s’étant propagé à la toiture de la maison, la grande échelle a dû être déployée.

L’extinction a nécessité l’usage de trois lances à eau, dont une déployée en hauteur sur le bras de la grande échelle pour sécuriser la toiture de l’habitation et éviter toute reprise de feu.

En raison de l’état dégradé de la maison et des importants dégâts matériels sur la structure, une procédure de relogement a été mise en place pour au moins un habitant de la longère.

La gendarmerie nationale a ouvert une enquête officielle. Les techniciens en identification criminelle devaient réaliser des constatations dans les décombres dès que la zone serait totalement sécurisée afin de comprendre pourquoi et comment la voiture stationnée dans le garage a pris feu.

Un sinistre révélateur de la vulnérabilité de l’habitat ancien

Ce drame de Bain-de-Bretagne illustre un scénario que les pompiers d’Ille-et-Vilaine connaissent bien : le feu de garage mitoyen. Dans les longères bretonnes, la continuité entre garage, dépendance et habitation crée un conduit idéal pour les flammes.

L’origine, une voiture, pose question. Un véhicule moderne contient près de 15 litres de liquides inflammables, des batteries et des plastiques qui, une fois embrasés, dégagent une charge calorifique considérable. En espace clos, la température dépasse les 800 degrés en quelques minutes.

Le délai d’alerte, 18 h 59, coïncide avec une présence probable de la victime à proximité du véhicule, ce qui explique qu’elle ait été piégée lors de la phase initiale. L’intervention en attaque directe, au plus près du foyer, reste la plus dangereuse.

Au-delà du bilan humain, ce type d’incendie pose la question du relogement d’urgence en zone rurale et de la vétusté des installations électriques dans les garages transformés en ateliers. L’enquête devra déterminer s’il s’agit d’une défaillance technique, humaine ou d’un facteur extérieur.

Partager.