mercredi, 2 septembre Magazine

LE CAIRE, 2 septembre (Le Parisien Matin) – La Confédération africaine de football (CAF) a engagé des discussions approfondies sur une possible extension de la VAR à ses deux compétitions interclubs majeures.

Le projet prévoyait de déployer l’assistance vidéo dès la phase de groupes jusqu’à la finale de la Ligue des champions et de la Coupe de la Confédération.

Une extension envisagée dès la phase de groupes

La proposition prévoyait que la VAR soit introduite dès la phase de groupes et maintenue jusqu’à la finale des deux tournois. L’évolution augmenterait significativement le nombre de matchs bénéficiant de la technologie.

La source a indiqué que :

« La Confédération Africaine de Football mène des discussions approfondies sur une possible extension de l’utilisation de la technologie d’arbitrage vidéo dans ses deux grandes compétitions de clubs ».

Elle a précisé que :

« Dans le cadre de la proposition envisagée, la VAR serait introduite à partir de la phase de groupes et resterait en vigueur jusqu’à la finale de la Ligue des Champions de la CAF et de la Coupe de la Confédération de la CAF ».

Un système encore limité aux quarts de finale

À ce jour, la VAR n’était mise en œuvre qu’à partir des quarts de finale. Les discussions se sont inscrites dans la volonté de la CAF d’améliorer les standards d’arbitrage et de renforcer la qualité de l’officiating.

La source a rappelé que :

« La VAR est actuellement mise en œuvre dans les compétitions à partir des quarts de finale, ce qui signifie que le changement proposé augmenterait considérablement le nombre de matchs bénéficiant de la technologie vidéo ».

Des obstacles techniques et financiers

Aucune décision finale n’a été prise. La proposition est restée à l’examen, car tout changement nécessiterait une évaluation des exigences techniques, financières et logistiques.

Plusieurs stades utilisés par les clubs ne remplissaient pas encore les critères techniques pour accueillir la VAR. Pour les phases finales, la CAF imposait déjà un stade homologué sous peine de délocalisation, contrainte qui pèserait sur les petits clubs.

La source a souligné que :

« Aucune décision finale n’a été prise et la proposition reste à l’examen »

et que

« Tout changement nécessiterait une évaluation plus approfondie des exigences techniques, financières et logistiques ».

Les discussions se sont tenues sous la direction du Dr Patrice Motsepe. Si elle était approuvée, l’extension pourrait s’appliquer dès les groupes prévus entre novembre et janvier.

Le vrai défi n’est pas technologique

Cette discussion sur la VAR dépasse la simple question de l’arbitrage. Elle touche au nerf de la modernisation du football africain.

Depuis son introduction tardive sur le continent, la VAR a fonctionné comme un privilège des quarts de finale. Le message implicite était clair : l’erreur d’arbitrage était tolérable en phase de groupes, mais plus en phase finale. Sportivement, la contradiction était devenue intenable. Un penalty imaginaire en novembre peut éliminer un club aussi sûrement qu’en avril.

L’obstacle n’est pas l’envie, mais le terrain. En Europe, la VAR s’appuie sur un maillage de stades fibrés et standardisés. En Afrique, la Ligue des champions reste un patchwork d’infrastructures. Beaucoup d’enceintes homologuées par les fédérations locales ne répondent pas au cahier des charges VAR : salle d’opérations vidéo, alimentation sécurisée, connectivité, nombre de caméras minimum.

Imposer la VAR dès les groupes, c’est imposer aux petits clubs le dilemme déjà connu en phase finale : investir des centaines de milliers de dollars ou délocaliser à des milliers de kilomètres dans un stade neutre. Pour un club de Tanzanie ou de Mauritanie, le coût du neutre dépasse parfois la prime de participation.

Pour Patrice Motsepe, l’enjeu est politique. Le président a fait de la crédibilité arbitrale et de la valorisation produit TV son axe. Étendre la VAR, c’est rassurer les diffuseurs et les sponsors, lassés des polémiques à répétition qui dévaluent les phases de groupes. Mais sans un fonds de solidarité pour la mise aux normes, la réforme risque de creuser l’écart entre les cinq ou six championnats déjà équipés et le reste du continent.

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