PARIS, 6 septembre (Le Parisien Matin) – Jean Quatremer a quitté Libération à la fin du mois de juillet 2026 après plus de quarante ans de carrière au sein du quotidien. Le 6 septembre 2026, le média d’investigation Mediapart a publié une enquête de David Perrotin sur son évolution éditoriale, à la suite d’une interview accordée le 1er septembre à la chaîne YouTube Mosaïque.
Un départ acté après quatre décennies
Le départ fut officialisé à la fin du mois de juillet 2026. Le journaliste de 69 ans occupa pendant plus de quarante ans le poste de correspondant à Bruxelles pour Libération avant d’annoncer son arrivée comme chroniqueur pour l’hebdomadaire Marianne et la chaîne LCI.
Sur ses réseaux sociaux, il partagea une vidéo intitulée
« La vérité sur mon départ de Libération, par Jean Quatremer ».
Selon Mediapart. L’entretien fut diffusé mardi 1er septembre sur la chaîne Mosaïque et largement relayé sur LinkedIn et YouTube.
Dans son enquête, Mediapart dénonça des prises de position jugées islamophobes et décomplexées depuis le départ de Libération. Le journal estima que le chroniqueur ne s’embarrassait plus « d’aucune nuance » dans ses déclarations publiques.
Le média lui reprocha notamment d’avoir qualifié l’islam d’« ennemi intérieur » et d’avoir minimisé la situation humanitaire à Gaza. Jean Quatremer affirma ainsi « il n’y a pas de génocide à Gaza », selon l’article de Mediapart.
La contre-offensive de l’ancien journaliste
De son côté, Jean Quatremer justifia son départ par une dérive idéologique de sa rédaction. Il fustigea ce qu’il considéra comme une tendance « islamo-gauchiste » et « woke » au sein de Libération.
Dans sa lettre d’adieu, il dénonça une « police de la pensée » qui se serait installée après les attaques du 7 octobre 2023. Il accusa ses anciens confrères d’avoir cédé à une « vague propalestinienne » et à une « terreur idéologique ».
Le quotidien, selon Mediapart, connut déjà des tensions internes liées à ses prises de position sur les réseaux sociaux. Plusieurs membres de la rédaction s’étaient désolidarisés de ses propos avant son départ définitif.


