GAVARNIE, 7 septembre (Le Parisien Matin) – Un homme de 20 ans a été retrouvé mort lundi 7 septembre au niveau du glacier des Gabietous, dans les Hautes-Pyrénées, après une chute de plusieurs centaines de mètres.

Originaire de Pau, la victime effectuait une ascension en solitaire. Son corps a été localisé vers 9h30 par le Peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas.

Le jeune homme, décrit comme aguerri et équipé, était parti pour un bivouac de deux jours dans le secteur du cirque de Gavarnie. Sa voiture a été retrouvée stationnée au col de Tentes.

Selon les premiers éléments, la chute mortelle a eu lieu samedi en fin de journée. Comme l’a rapporté ICI Béarn Bigorre :

« La victime, un habitué des randonnées en montagne, était partie pour une ascension de deux jours. »

Des recherches aériennes après l’alerte de la famille

Inquiets de ne pas le voir revenir, ses proches ont alerté les secours dimanche soir. Des vols de drones ont été lancés par le PGHM puis suspendus pour la nuit.

Les recherches ont repris à l’aube avec l’hélicoptère Choucas 65. L’appareil a repéré le sac à dos avant de localiser le corps. Le médecin du secours en montagne n’a pu que constater le décès.

Ce décès est le deuxième en 48 heures. Samedi 5 septembre, un randonneur de 64 ans a été retrouvé sans vie au pied du Vignemale après une chute de plus de 150 mètres.

Le PGHM a rappelé l’importance de ne pas partir seul et de communiquer son itinéraire. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes. Comme le titrait la dépêche initiale :

« Un homme de 20 ans retrouvé mort au niveau du glacier des Gabietous dans les Hautes-Pyrénées ».

Ce que révèle ce week-end noir

Au-delà des faits, cette double tragédie interroge les pratiques en haute montagne en fin de saison. Le glacier des Gabietous n’est pas un glacier technique au sens himalayen, mais un névé suspendu, raide, exposé et souvent en glace vive début septembre. C’est là que le danger s’insinue.

Le profil de la victime – 20 ans, originaire de Pau, habitué, équipé – correspond à une génération de randonneurs ultra-connectés mais formés sur les réseaux plutôt qu’en club. Le bivouac solo de deux jours, voiture laissée au col de Tentes, itinéraire non déposé précisément, est devenu courant. Or dans ce secteur frontalier, les zones blanches sont la règle, pas l’exception. Une cheville tordue devient vite une nuit dehors.

Le second décès au Vignemale le samedi rappelle une autre constante : la chute est la première cause de mortalité dans les Pyrénées, loin devant l’hypothermie ou la foudre. Les secouristes le répètent, mais le message peine à passer : partir à deux, laisser une trace écrite de l’itinéraire, et renoncer quand le névé brille trop. Ce week-end n’est pas une fatalité statistique, c’est le cumul de petites prises de risque devenues banales.

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