VENDAYS-MONTALIVET, 24 août (Le Parisien Matin) – Deux personnes ont été blessées le dimanche 23 août peu avant 19h30 lors d’un accident de moto sur la D102 qui mène à Lesparre-Médoc. Le deux-roues seul fut impliqué après une perte de contrôle dont les raisons restèrent à éclaircir.

Une femme de 22 ans fut grièvement touchée. Elle a été évacuée en « urgence absolue » par l’hélicoptère Dragon 33 de la Sécurité civile vers l’hôpital Pellegrin à Bordeaux, dans un état critique.

Un homme de 24 ans, plus légèrement blessé, a été transporté en « urgence relative » vers la clinique mutualiste de Lesparre-Médoc. Les secours évoquèrent « Deux personnes ont été blessées dont une transportée en urgence absolue ».

« La voie communale a été fermée durant l’intervention des secours ». La circulation sur la D102 fut totalement interrompue pour permettre l’atterrissage de l’hélicoptère sur la chaussée.

Une dizaine de sapeurs-pompiers, une équipe du Samu, la gendarmerie et la police municipale furent mobilisés rapidement dans la soirée. La victime la plus gravement atteinte fut stabilisée sur place avant son évacuation par les airs.

La gendarmerie ouvrit une enquête de sécurité routière pour comprendre les facteurs du crash. Des relevés techniques furent réalisés sur le bitume.

Les vérifications portèrent sur la vitesse, une éventuelle défaillance mécanique ou l’évitement tardif d’un obstacle, comme un animal sauvage, fréquent dans ce secteur boisé du Médoc selon les premiers éléments recueillis.

Cet accident n’est pas isolé dans le paysage médocain. La D102 est un axe que les habitués connaissent bien : une ligne droite coupée de courbes, bordée de pins maritimes, sans éclairage, où le bitume peut devenir piégeux le soir. En plein mois d’août, Vendays-Montalivet voit sa population tripler et le trafic des deux-roues exploser.

Ce qui frappe ici, c’est la disproportion des moyens engagés pour un accident sans tiers. Faire poser un Dragon 33 en pleine départementale, couper un axe structurant vers Lesparre, mobiliser dix pompiers, c’est le signe d’un pronostic vital engagé. Les équipes n’ont pas eu le luxe d’attendre.

Reste la question de la cause. Parler d’animal sauvage n’est pas anodin dans le Médoc. Chevreuils et sangliers traversent à la tombée du jour, pile à l’heure où l’accident s’est produit.

L’autre piste, celle de la vitesse, revient systématiquement sur ce type de moto en ligne droite. L’enquête technique dira si l’un de ces facteurs, ou leur combinaison, a précipité la perte de contrôle.

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