FRANCE, 18 août (Le Parisien Matin) – La députée européenne insoumise Manon Aubry a révélé lundi 17 août sur son compte Instagram avoir été mordue par une vipère et avoir été hospitalisée depuis. L’annonce a relancé les consignes sur la conduite à tenir en cas de morsure.
Elle a commenté son état avec ces mots :
« Une vipère a cru bon de venir me mordre et m’envoyer passer un séjour à l’hôpital avec quelques complications liées à l’envenimation ».
Le seul serpent venimeux en métropole
En moyenne, 300 morsures de vipère furent recensées chaque année en France métropolitaine. La vipère fut le seul serpent venimeux vivant en liberté en métropole.
La couleuvre, également présente sur le territoire, ne fut pas considérée comme un serpent venimeux.
Dans un premier temps, il s’agit de s’assurer qu’il s’agit bien d’une vipère. Si l’animal fut vu, celle-ci fut reconnaissable par sa tête triangulaire, contrairement à la couleuvre à la tête plutôt ronde.
Les serpents sortirent surtout par temps chaud et humide, dans les hautes herbes, les zones rocailleuses ou boisées. Ils se cachèrent sous les pierres, les buissons ou les tas de bois.
Ils ne mordirent que pour se défendre, lorsqu’on les approcha de trop près ou qu’on leur marcha dessus.
Les symptômes d’une envenimation
Lorsque du venin fut injecté, les signes apparurent rapidement ou parfois plusieurs heures après la morsure. Une douleur vive au point de morsure, un gonflement local et une rougeur autour de la plaie furent observés.
Dans les cas plus sévères, d’autres symptômes survinrent entre 30 minutes et plusieurs heures après. Des troubles digestifs furent signalés : nausées, vomissements, maux de ventre, diarrhée.
Des troubles cardiovasculaires apparurent également : malaise, chute de tension, ralentissement du rythme cardiaque. Des troubles neurologiques furent enfin recensés : paralysie faciale, troubles de la vue, confusion, difficultés respiratoires.
Les gestes qui sauvent
Les secours durent être appelés immédiatement en composant le 15, le 18 ou le 112. En attendant leur arrivée, la victime fut mise en position latérale de sécurité.
La blessure fut nettoyée à l’eau et au savon, puis un désinfectant fut appliqué si possible. Les bagues, bracelets, montres et chaussures serrantes furent ôtés sans attendre pour éviter toute compression en cas d’œdème.
La victime fut maintenue au repos et rassurée, car l’immobilité ralentit la progression du venin. Le membre touché fut immobilisé avec un bandage lâche et une photo du serpent fut prise si cela fut possible sans danger pour aider à l’identification.
Plusieurs gestes furent formellement déconseillés. La plaie ne fut pas sucée, ni incisée, ni recouverte de glace ou de pommade. Aucun garrot ne fut appliqué.
« Il est inutile puisque le venin se répand tout de même dans le corps en longeant les gaines veineuses »
Précisa l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire.
Concernant les kits antivenins, l’agence conclut : « elle inefficace et retarde souvent la prise en charge », selon l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire. L’Aspivenin ou la pompe à venin furent jugés totalement inefficaces et la prise d’alcool ou de café fut déconseillée car elle accéléra le rythme cardiaque.
Une morsure très médiatisée qui révèle une faille de prévention
L’hospitalisation de Manon Aubry n’a rien d’anecdotique sur le plan médiatique. Quand une personnalité politique de premier plan raconte son envenimation sur Instagram, le sujet sort instantanément du registre des faits divers estivaux pour entrer dans le débat public. C’est un effet loupe puissant.
Ce qui frappe, c’est la persistance des fausses croyances. En 2026, le garrot, l’incision au couteau et l’aspiration buccale reviennent encore dans les témoignages de randonneurs. Les autorités sanitaires martèlent pourtant le même message depuis vingt ans : ne rien faire de plus que laver, immobiliser et appeler.
L’autre enseignement est épidémiologique. Trois cents morsures par an, c’est peu à l’échelle nationale, mais chaque cas reste une urgence absolue. La vipère n’attaque jamais. Elle subit la présence humaine. L’augmentation des pratiques de plein air, du bivouac et de la marche en zones enfrichées accroît mécaniquement les rencontres.
La prévention ne passe pas par la peur du serpent, mais par des gestes simples : chaussures fermées, pantalon long, bâton pour faire vibrer le sol et contrôle systématique des chaussures le matin.


