LA FLÈCHE, 24 août (Le Parisien Matin) – Dans la Sarthe, quatre personnes furent grièvement blessées et deux autres plus légèrement lors d’un grave accident de la route survenu dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août, vers 1 heure du matin. Le véhicule léger qui les transportait perdit le contrôle pour une raison encore inconnue.

L’accident se produisit au niveau du numéro 1050 de la route d’Angers, à l’entrée de La Flèche. La voiture circulait sur la départementale 223, l’axe menant à Bazouges-sur-le-Loir.

Il était 1 heure du matin lorsque l’alerte fut donnée. Le véhicule circulait en direction de La Flèche avant de quitter brutalement la chaussée.

Selon le bulletin du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Sarthe, il s’agit d’une « perte de contrôle d’un véhicule léger ». Le véhicule circulait seul au moment des faits.

Aucun autre véhicule ne fut impliqué. Les causes exactes de la sortie de trajectoire restèrent indéterminées dans l’immédiat.

Un bilan humain lourd

Le bilan total fit état de six blessés à bord de l’habitacle. Quatre d’entre eux furent considérés en urgence absolue.

Un premier blessé grave fut transporté au centre hospitalier du Mans. Trois autres personnes grièvement blessées furent emmenées à l’hôpital d’Angers.

Trois des victimes les plus gravement atteintes furent transférées directement vers le Centre Hospitalier Universitaire d’Angers, mieux équipé pour les traumatismes lourds.

Les deux victimes plus légèrement atteintes furent également dirigées vers l’hôpital du Mans. Leur pronostic vital ne fut pas engagé.

Face à la violence du choc, d’importants moyens furent déployés. Le SDIS indiqua que « 27 pompiers et 12 engins de neuf centres de secours ont été mobilisés pour porter secours aux victimes ».

Neuf casernes différentes furent coordonnées pour l’intervention. Des ambulances de réanimation et des véhicules de désincarcération furent engagés sur les lieux.

Le nombre de blessés graves témoigna d’un impact extrêmement violent, typique des sorties de route nocturnes à vitesse significative.

Les opérations de secours s’étalèrent une partie de la nuit. Les équipes médicales du SMUR participèrent à la prise en charge.

Les suites de l’intervention

Le trafic fut fortement perturbé sur cet axe reliant le sud de la Sarthe au Maine-et-Loire. La route d’Angers resta partiellement fermée pendant l’intervention.

Une enquête fut ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la perte de contrôle. Les conditions de circulation nocturne furent examinées.

Les gendarmes de la Sarthe sécurisèrent les lieux et procédèrent aux premières constatations. Le rapport complet du SDIS fut attendu dans la matinée.

Ce qui frappe dans cet accident de La Flèche, ce n’est pas seulement le bilan, c’est sa configuration. Six personnes dans un seul véhicule léger, une heure du matin, une départementale rectiligne en sortie d’agglomération. C’est le scénario type que les pompiers sarthois rencontrent chaque été.

La D223 n’est pas réputée comme une route particulièrement accidentogène, mais elle concentre les facteurs de risque nocturnes : ligne droite propice à la vitesse, absence d’éclairage, accotements étroits et fossés profonds. À 1 heure du matin, la vigilance chute. La fatigue, une seconde d’inattention, et la trajectoire ne pardonne plus.

Le nombre d’occupants interroge aussi. Un véhicule léger homologué pour cinq places avec six personnes à bord pose la question du non-port de la ceinture pour au moins l’un des passagers. Dans les sorties de route violentes, ce détail change tout. Il explique souvent l’écart entre blessés légers et urgences absolues dans le même habitacle.

Enfin, la mobilisation de neuf centres de secours pour un seul accident dit beaucoup de la pression sur les effectifs la nuit. En Sarthe, comme dans beaucoup de départements ruraux, le maillage repose sur des volontaires. Quand un sinistre implique six victimes simultanées, c’est tout un secteur qui se vide pour répondre.

Le choix d’orienter trois blessés vers Angers, à près de 50 kilomètres, plutôt que vers Le Mans plus proche, révèle aussi une réalité hospitalière : la régulation du SAMU privilégie désormais le plateau technique adapté au polytraumatisme plutôt que la proximité géographique.

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