KYOTO, 8 septembre (Le Parisien Matin)Nintendo dévoila mardi matin les premières images du remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time lors d’un Nintendo Direct spécial organisé pour le 40e anniversaire de la franchise. Le titre, présenté comme une refonte complète de l’édition de 1998, sortit le 5 novembre 2026 en exclusivité sur Switch 2.

Une exclusivité pensée pour la Switch 2

Le jeu fut développé spécifiquement pour exploiter la puissance de la nouvelle console. La bande-annonce officielle fut mise en ligne simultanément. Selon Pèse sur start, « C’est officiel et historique ! » L’éditeur confirma que la page officielle du jeu était déjà en ligne, sans dévoiler son prix.

Les visuels furent entièrement modernisés. Nintendo s’éloigna du style de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom pour proposer une direction plus réaliste. Les textures et les matériaux furent retravaillés.

Nintendo présenta également de nouveaux dialogues et des cinématiques doublées par de vraies voix. L’auteur de l’article souligna l’importance de la nouveauté :

« J’ai mis ça en gras tellement c’est une bonne nouvelle ».

La légende d’une capture fut décrite par Nintendo comme « Link et sa BFF, Saria ».

Des mécaniques de jeu modernisées

Plusieurs nouveautés de gameplay furent introduites. Les joueurs purent fredonner de vive voix les mélodies d’Ocarina pour les activer dans le jeu. La fonctionnalité fut rendue compatible avec de vrais instruments, dont une Ocarina officielle bientôt disponible en boutique.

Le temps s’écoula désormais au Marché d’Hyrule, alors qu’il était figé dans l’original. Les déplacements précipités pour rejoindre le marché avant la nuit ne furent plus nécessaires, même si les roulades restèrent possibles. D’autres ajouts furent annoncés pour un article détaillé à venir.

Selon les rumeurs, le tarif avoisina 89,99 $ CA. Sorti en 1998 sur Nintendo 64, Ocarina of Time marqua le passage de la saga à la 3D et resta une référence de l’action-aventure.

Un virage stratégique pour la saga Zelda

Avec ce remake, Nintendo ne se contenta pas de dépoussiérer un classique. Le choix d’abandonner le cel-shading de Breath of the Wild pour une direction plus réaliste dit beaucoup de la volonté de sanctuariser Ocarina of Time.

Là où les derniers épisodes misaient sur l’émergence et les grands espaces, cette refonte revient à une mise en scène plus intimiste, presque cinématographique. Le doublage intégral des cinématiques, une première pour cet épisode, et l’idée de fredonner les mélodies montrent que l’éditeur veut briser le quatrième mur qui séparait le joueur de l’Ocarina.

C’est aussi un coup de poker industriel. Placer un monument de 1998 comme jeu vitrine de la Switch 2 permet de parler à deux générations à la fois : les trentenaires qui ont découvert Hyrule sur Nintendo 64 et les nouveaux joueurs qui n’ont connu que l’open world.

En rendant le Marché d’Hyrule vivant et en ajoutant une Ocarina physique vendue en boutique, Nintendo transforme un remake en objet transmedia, à la fois jeu, périphérique et argument de vente pour sa future console.

Reste la question du prix et de la fidélité. À près de 90 $ CA, le titre devra justifier plus qu’une simple cure de jouvence visuelle. Si les promesses de réactivité et de performances sont tenues, Nintendo pourrait réussir là où beaucoup de remakes échouent : faire oublier l’original sans le trahir.

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