BONDY, 8 septembre (Le Parisien Matin) – Un bébé âgé de 11 mois a été retrouvé mort noyé dans un seau d’eau javellisée lundi 7 septembre vers midi à Bondy (Seine-Saint-Denis), à l’intérieur de l’appartement familial.

L’enfant a été découvert par son père « la tête immergée dans le récipient », selon Sud Ouest, dans la cuisine, où le seau destiné à des tâches ménagères avait été laissé au sol.

Les deux parents se trouvaient dans le logement au moment des faits. Selon les premiers éléments de l’enquête, ils étaient occupés sur leur téléphone portable lorsque le nourrisson a échappé à leur vigilance pour se rendre dans la pièce.

Les secours dépêchés sur place ont constaté un arrêt cardio-respiratoire. Ils n’ont pas pu ranimer la petite victime.

Le père, particulièrement traumatisé après avoir découvert le corps, a dû être transporté à l’hôpital en état de choc.

Une enquête pour « recherche des causes de la mort », selon Le Figaro, a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Les investigations ont été confiées à la sûreté territoriale.

Les autorités ont rappelé, comme l’ont relayé Le Parisien et Le Figaro, qu’une noyade chez un enfant en bas âge peut survenir de manière totalement silencieuse, dans seulement 20 centimètres d’eau et en moins de 3 minutes.

Ce qui frappe dans l’affaire de Bondy, ce n’est pas son caractère exceptionnel, mais au contraire sa banalité tragique.

Les noyades domestiques restent la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 6 ans, et le seau de ménage est un piège connu des urgentistes pédiatriques : stable, haut, rempli de quelques litres seulement, il est à hauteur de chute d’un enfant qui apprend à marcher.

Le détail des téléphones portables, évoqué dans les premiers éléments, va mécaniquement nourrir le débat sur la négligence. Sur le plan judiciaire, la qualification de « recherche des causes de la mort » est systématique à ce stade.

Elle ne préjuge pas d’une mise en cause, mais elle permet d’auditionner le couple, de faire intervenir la PMI et de vérifier les conditions de surveillance. En Seine-Saint-Denis, où les logements sont souvent exigus et où les produits d’entretien restent au sol faute de rangements en hauteur, les travailleurs sociaux pointent régulièrement ce type de configuration à risque.

La prévention, elle, se heurte à un angle mort : les campagnes publiques ciblent les piscines et les baignoires, rarement le seau ou la bassine. Le rappel du ministère des Sports sur les 20 centimètres d’eau en moins de 3 minutes est exact, mais il reste inaudible dans un appartement où le danger ne ressemble pas à de l’eau.

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