NABATIYEH AL-FAWQA, 6 juillet (Le Parisien Matin) – Une frappe de drone israélien a tué quatre civils lundi dans la localité de Nabatiyeh al-Fawqa, dans le sud du Liban. Cet événement marque l’attaque la plus meurtrière enregistrée depuis plusieurs semaines, menaçant directement la stabilité du cessez-le-feu conclu sous l’égide des États-Unis.
Selon l’Agence nationale de presse libanaise, l’incident s’est produit lorsqu’un drone a tiré un missile guidé sur un véhicule de type Jeep Cherokee. Les quatre occupants revenaient d’une inspection de leur domicile familial lorsqu’ils ont été frappés près de l’institut de formation Dar al-Muallimeen.
Les victimes ont été identifiées comme étant Esperanza Ghandour, directrice de l’école publique Youssef Shamoun, sa mère, leur employée de maison étrangère et un travailleur syrien. Tous ont péri instantanément lors de l’explosion, selon les informations rapportées par l’agence officielle. L’armée israélienne a indiqué de son côté qu’elle vérifiait les rapports concernant cet incident.
Ce bombardement intervient dans un contexte diplomatique extrêmement tendu alors qu’un accord de cessez-le-feu a été signé le 26 juin. Ce cadre, négocié entre les États-Unis et l’Iran, prévoit normalement l’arrêt de toutes les opérations militaires sur l’ensemble du territoire libanais et le retrait progressif des forces israéliennes du sud du pays.
Malgré le retour de plus de 640 000 déplacés dans leurs foyers depuis la fin du mois de juin, les violations quotidiennes persistent. L’armée israélienne maintient sa position en affirmant qu’elle se réserve le droit d’agir face à toute menace immédiate contre son personnel ou son territoire.
« Cet acte met en péril les efforts diplomatiques visant à stabiliser la région alors que des centaines de milliers de citoyens attendent encore de pouvoir retourner en toute sécurité dans les zones frontalières », souligne un communiqué des autorités locales.
La poursuite des hostilités, malgré les engagements pris, continue d’entraver le processus de retour à la normale pour les populations civiles du sud du Liban, exacerbant une crise du déplacement qui dure depuis plusieurs mois.


