NEUILLY-SUR-MARNE, 21 août (Le Parisien Matin) – Trois garçons âgés de 10 à 12 ans furent soupçonnés d’avoir provoqué un incendie ravageur dans le parc des 33-Hectares le 25 juillet, en jouant avec des mortiers d’artifice. Le sinistre détruisit plus de 2,5 hectares de végétation et près de 150 arbres, entraînant la fermeture d’une grande partie du site au public.
Un feu parti de mortiers en plein jour
Le départ de feu se déclara en pleine journée, dans une végétation asséchée par la chaleur estivale. Selon les premiers éléments, les trois mineurs manipulèrent des engins pyrotechniques sans surveillance.
Les flammes se propagèrent rapidement et menacèrent un terrain de sport extérieur et des habitations voisines. L’intervention des pompiers évita une catastrophe plus importante.
Le parc des 33-Hectares fut partiellement bouclé et interdit au public pour des raisons de sécurité.
La mère de deux des trois enfants mis en cause prit la parole auprès de France 3 Paris Île-de-France après avoir été convoquée au commissariat. Elle y apprit l’implication de ses fils dans le sinistre.
Elle contesta les accusations de laxisme relayées sur les réseaux sociaux après l’incendie.
« Ce n’est pas du tout dans leur habitude de manipuler des engins de la sorte ».
Affirma la mère de famille.
Elle présenta ses excuses au nom de ses enfants. « Je suis vraiment navrée, désolée », déclara la mère de famille. Elle ajouta :
« Ils regrettent beaucoup ce geste-là. Ce sont des enfants, ils ne pensaient pas que ça prendrait cette proportion ».
Le maire de la commune réagit vivement dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
« Je n’ai qu’un seul message : tenez vos gamins ! À quel moment les parents veulent laisser leurs enfants d’une dizaine d’années jouer à des mortiers sans surveillance, en pleine journée ? ».
a déclaré Zartoshte Bakhtiari.
Il estima ensuite qu’« il n’y a aucune excuse », selon Zartoshte Bakhtiari.
Les avocats des mineurs, Me Hugo Guagenti et Me Lucine Bertrand, dénoncèrent pour leur part un tribunal médiatique. Ils rappelèrent que la justice ne se rendait pas sur les réseaux sociaux et insistèrent sur l’obligation de protection liée à la minorité des enfants.
Des suites pénales limitées, un enjeu civil majeur
La municipalité déposa plainte à la suite de l’incendie. Le préjudice pour la commune fut estimé à 1,5 million d’euros.
Sur le plan pénal, la responsabilité des enfants, âgés de moins de 13 ans, resta très limitée. Elle ne put déboucher que sur d’éventuelles mesures éducatives.
Sur le plan civil, l’enjeu fut différent.
« Le Code civil dispose qu’ils sont responsables des dommages causés par les mineurs dont ils ont la charge ».
Expliqua Zartoshte Bakhtiari. Les assurances en responsabilité civile des familles devraient être sollicitées pour couvrir les frais de reboisement et de remise en état. L’enquête restait en cours.


