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Home»Société»Prince Andrew : la chute sans fin du “prince déchu”
Société

Prince Andrew : la chute sans fin du “prince déchu”

Suzanne LatrePar Suzanne Latrevendredi, 31 octobreMise à jour:vendredi, 31 octobreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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Le Prince Andrew avait été protégé jusqu'ici.
Le Prince Andrew avait été protégé jusqu'ici.
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Après des années de scandales, d’interviews ratées et de silences gênés, le couperet royal est tombé.

Le roi Charles III a entamé la procédure officielle pour retirer à son frère cadet, Andrew, ses derniers titres et honneurs, l’obligeant à quitter le Royal Lodge, sa luxueuse résidence de Windsor.

Désormais, il ne sera plus connu que sous le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor.

Un prince désormais sans abri… ni titre

Buckingham Palace a confirmé jeudi que la résiliation du bail du Royal Lodge met fin à la protection juridique qui permettait encore à Andrew de résider sur le domaine. Il devra s’installer dans un logement privé, probablement au Sandringham Estate, la propriété familiale du Norfolk.
Dans un communiqué inhabituellement ferme, le palais a expliqué que ces mesures étaient « nécessaires », malgré les dénégations persistantes du principal intéressé.

« Leurs Majestés tiennent à exprimer leur sympathie à toutes les victimes d’abus », précise la déclaration.

Un dossier judiciaire qui refuse de mourir

Depuis 2019, Andrew est éclaboussé par le scandale Jeffrey Epstein, le financier pédophile américain. Virginia Giuffre, l’une de ses victimes, affirmait avoir été contrainte à avoir des relations sexuelles avec le prince alors qu’elle était mineure. Andrew a nié en bloc,et va jusqu’à accorder une interview calamiteuse à la BBC, qui l’a précipité hors de la vie publique.

Giuffre avait ensuite intenté une action civile aux États-Unis, soldée en 2022 par un règlement à l’amiable dont le montant n’a jamais été révélé.
Mais la parution posthume de ses mémoires “Nobody’s Girl”, quelques mois après sa mort tragique en 2025, a ravivé les accusations et relancé la colère de l’opinion.

Selon l’écrivain royal Andrew Lownie, cette nouvelle vague d’indignation aurait poussé Charles à agir :

« Le palais a compris qu’il ne pouvait plus protéger Andrew sans risquer d’être entraîné dans sa chute », affirme-t-il.

Un symbole de privilège devenu un embarras national

Pour beaucoup de Britanniques, l’affaire Andrew incarne le pire du système monarchique : l’impunité, la déconnexion et le privilège.
Les sondages montrent un soutien au régime royal en chute libre, notamment parmi les jeunes. En 1983, 86 % des Britanniques jugeaient la monarchie “essentielle”. Ils ne sont plus que 54 % aujourd’hui.

« Rien ne symbolise mieux le privilège masculin blanc qu’un prince qui pense qu’avoir des relations sexuelles avec une adolescente est un droit de naissance », a résumé un commentateur du Guardian.

Charles n’avait plus le choix. En le dépouillant de ses titres, il cherche à sauver l’institution avant qu’elle ne soit emportée par la tempête.

Une image ternie à jamais

Andrew reste le premier membre proche de la famille royale à être ainsi rétrogradé au rang de simple citoyen.
Les tabloïds britanniques l’ont déjà rebaptisé : “The Andrew formerly known as Prince” — « L’Andrew autrefois appelé prince ».

Pour la famille Giuffre, cette décision est une victoire morale.

« Une fille ordinaire a fait tomber un prince grâce à la vérité et à son courage », a déclaré son frère, Sky Roberts, en larmes.

Mais pour beaucoup, la justice ne sera complète que si Andrew fait face à la police, désormais libre d’ouvrir une enquête à son encontre.

L’exil doré d’un homme brisé

Isolé, ruiné et désormais sans fonction, Andrew dépend financièrement du roi. Charles lui aurait accordé une pension privée et un droit de résidence à Sandringham. Un confort relatif pour celui qui, jadis, représentait la Grande-Bretagne à travers le monde.

Même les monarchistes australiens, d’ordinaire fervents défenseurs de la Couronne, admettent leur tristesse : « Par sa propre stupidité, il est devenu un homme brisé. Mais la Couronne, elle, reste intacte », a écrit la Australian Monarchist League.

En revanche, les républicains australiens jubilent. « La monarchie britannique s’effondre sous nos yeux », a tweeté l’auteur Peter FitzSimons. « Ce qui se passe à Londres pourrait bien relancer le débat sur la République. »

Une fin de règne pour un homme… et peut-être pour un système

L’image de Virginia Giuffre posant aux côtés d’un Andrew souriant restera comme l’une des plus accablantes du XXIe siècle royal. Une simple photo, prise dans un salon londonien, qui aura suffi à déconstruire des siècles d’arrogance aristocratique.

L’histoire retiendra peut-être que la chute d’un prince aura marqué le début du déclin d’une monarchie autrefois intouchable.

Buckingham Palace Nobody’s Girl Prince Andrew Sandringham Virginia Giuffre
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