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Home»Technologie»Les États-Unis veulent durcir les restrictions sur les machines à puces vendues à la Chine
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Les États-Unis veulent durcir les restrictions sur les machines à puces vendues à la Chine

Marine LegrosPar Marine Legrosmercredi, 08 octobreMise à jour:mercredi, 08 octobreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
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La Chine est de nouveau ciblée pour sa fabrication de semi-conducteurs
La Chine est de nouveau ciblée pour sa fabrication de semi-conducteurs
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À Washington, plusieurs membres du Congrès américain demandent un durcissement des règles qui encadrent la vente d’équipements de fabrication de semi-conducteurs à la Chine. Leur inquiétude repose sur un constat : les fabricants chinois auraient acheté pour 38 milliards de dollars de matériel en 2024, malgré les restrictions en vigueur.

Ce chiffre, révélé dans un rapport du Select Committee on China de la Chambre des représentants, illustre selon eux les failles du système actuel. Les règles américaines, japonaises et néerlandaises ne sont pas alignées, ce qui permet à certains groupes asiatiques de vendre à des entreprises chinoises ce que leurs homologues américains n’ont plus le droit de fournir.

Des ventes en hausse de ces fameuses machines à puces

Les cinq grands fournisseurs mondiaux de machines à puces, Applied Materials, Lam Research, KLA, ASML et Tokyo Electron, ont tous continué à travailler avec des clients chinois. Ces ventes représentent près de 39 % de leur chiffre d’affaires global, selon le rapport parlementaire.

La valeur totale des transactions a bondi de 66 % par rapport à 2022, année où les premières vagues de restrictions avaient été instaurées. Les entreprises concernées n’ont pas enfreint la loi, mais leur contribution à la montée en puissance de l’industrie chinoise inquiète Washington.

« Ces ventes rendent la Chine de plus en plus compétitive dans la production d’une large gamme de semi-conducteurs », indique le rapport, avant de souligner les conséquences possibles sur « la sécurité mondiale et les valeurs démocratiques ».

Depuis plusieurs années, les administrations américaines, qu’elles soient démocrates ou républicaines, cherchent à limiter la capacité de la Chine à produire ses propres microprocesseurs. Ces composants sont essentiels à l’intelligence artificielle, aux systèmes de défense et à la modernisation militaire.

Derrière cette bataille commerciale se cache une lutte plus large : celle de la domination technologique. Washington et Pékin se disputent non seulement le contrôle de la production, mais aussi la vente d’infrastructures de pointe, comme les centres de données IA, à d’autres pays.

Des industriels partagés entre marchés et diplomatie

Les entreprises japonaises et néerlandaises, elles, se trouvent dans une position délicate.
Mark Dougherty, président de la filiale américaine de Tokyo Electron, a expliqué que les ventes vers la Chine avaient déjà commencé à baisser en 2025, en partie à cause des nouvelles réglementations.

« Il est clair que, du point de vue américain, le résultat espéré n’a pas encore été atteint », a-t-il déclaré à Reuters, tout en appelant à une meilleure coordination entre Washington et Tokyo.

ASML et KLA ont refusé de commenter, tandis que Applied Materials et Lam Research n’ont pas répondu aux sollicitations des journalistes.

Le rapport cite trois sociétés chinoises dans le viseur qui ont récemment multiplié leurs commandes auprès des grands constructeurs : SwaySure Technology, Shenzhen Pengxinxu Technology et SiEn Integrated Circuits. Ces entreprises sont considérées comme sensibles sur le plan sécuritaire.

Leur nom avait déjà été évoqué par les dirigeants du comité, John Moolenaar (républicain) et Raja Krishnamoorthi (démocrate), dans une lettre adressée au département du Commerce. Les deux élus soupçonnaient des liens indirects avec Huawei, via un réseau d’approvisionnement clandestin. En décembre dernier, les États-Unis ont d’ailleurs bloqué toute exportation de matériel américain à destination de ces sociétés.

Durcir les règles du jeu

Le rapport recommande d’aller au-delà des restrictions actuelles. Les parlementaires souhaitent que les nouvelles règles couvrent également les pièces détachées et les composants pouvant servir à construire des machines de fabrication de puces sur le sol chinois.

Selon Craig Singleton, chercheur au Foundation for Defense of Democracies, « La Chine essaie de réinventer toute la chaîne d’approvisionnement ». Il ajoute : « Ce qui n’était autrefois que des segments très spécialisés est en train de devenir un véritable champ de bataille. »

puces semi-conducteurs
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