BRUXELLES, 24 juillet (Le Parisien Matin) – L’Union européenne a annoncé de nouvelles sanctions ciblées contre l’Iran. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé le gel des avoirs de six juges des tribunaux révolutionnaires et de Nima Salehi, fondateur du groupe de hackers Ashiyane.
Selon le Conseil européen, les cinq juges régionaux visés utilisent des accusations floues de sécurité nationale pour prononcer des peines extrêmes. Peines de mort, longues peines de prison, flagellations et amendes visent dissidents, journalistes et minorités religieuses. Ils auraient notamment jugé la prix Nobel de la paix Narges Mohammadi et des manifestants du mouvement Femme, Vie, Liberté.
Nima Salehi est présenté comme le cerveau d’Ashiyane Digital Security. Le groupe collaborerait étroitement avec les Gardiens de la Révolution et la cyberpolice FATA, déjà listée par l’UE. Ses tactiques incluent cyberattaques contre l’opposition et surveillance intérieure, permettant les blackouts d’information du régime.
Kaja Kallas a déclaré :
« Alors que Téhéran intensifie sa répression intérieure, l’UE continuera de demander des comptes aux responsables » ».
Les sanctions entrent en vigueur dès publication au Journal officiel. Elles portent à 269 individus et 53 entités iraniennes sanctionnées dans le cadre du régime de 2011, prolongé jusqu’en 2027.


