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Europe

Ados de 16 ans: voteront-ils en Angleterre?

Véronique DelpierrePar Véronique Delpierremardi, 22 juilletMise à jour:mardi, 22 juilletAucun commentaire5 Min Temps de lecture
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Les ados devraient-ils pouvoir voter? L'Angleterre se pose la question.
Les ados devraient-ils pouvoir voter? L'Angleterre se pose la question.
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Le gouvernement britannique s’apprête à permettre aux ados de 16 et 17 ans de voter lors des prochaines élections générales.

Donner le droit aux adolescents de voter risque de changer le paysage politique dans son entièreté. Si cette mesure est adoptée à temps, ces adolescents pourraient donc déposer leur premier bulletin avant 2029, date limite du prochain scrutin national.

Pourquoi donner le droit de vote aux ados maintenant?

Actuellement, en Angleterre et en Irlande du Nord, il faut avoir 18 ans pour voter aux élections locales ou nationales.

En Écosse et au pays de Galles, les jeunes de 16 ans peuvent déjà voter pour les élections municipales et celles des parlements locaux.

Étendre ce droit à l’ensemble du Royaume-Uni transformerait profondément le paysage électoral, un peu comme en 1969 lorsque l’âge minimum pour voter avait été abaissé de 21 à 18 ans.

La vice-première ministre Angela Rayner a expliqué son soutien en évoquant sa propre expérience : « J’étais maman à 16 ans, on peut travailler et payer des impôts à cet âge, alors on doit aussi pouvoir voter. » Donner la voix aux plus jeunes renforcerait la démocratie en leur donnerait le droit de s’exprimer sur des décisions qui les concernent directement.

Les ados sont-ils de simples pions?

Les réactions n’ont pas tardé. Paul Holmes, ministre fantôme conservateur, a exprimé son incompréhension face à cette idée. Il est incohérent qu’un jeune de 16 ans puisse voter mais pas acheter un billet de loterie, boire de l’alcool, se marier ou même se porter candidat aux élections.

Il a rappelé à la Chambre des communes que ces restrictions remettait des questions sur le tapis : Quelle est la maturité réelle requise pour exercer le droit de vote? Peut-on la quantifier?

Depuis longtemps, on considère que les jeunes votent plutôt pour des partis de gauche. Certains accusent donc le gouvernement travailliste de vouloir gonfler artificiellement son électorat, ce que la vice-première ministre réfute : « Ce n’est pas une stratégie pour favoriser un parti, c’est simplement une question de démocratie. »

Un électorat qui évolue

Il faut toutefois nuancer ces craintes. Les jeunes de 16 et 17 ans ne représentent qu’environ 3 % de la population majeure. De plus, leur taux de participation reste souvent inférieur à celui des électeurs plus âgés. Leur impact global sur les résultats finaux risque donc d’être limité, même si chaque voix compte dans des élections serrées.

D’ailleurs, les partis de droite n’ont pas dit leur dernier mot. Nigel Farage, dirigeant de Reform UK, a assuré vouloir conquérir cette nouvelle génération. « Nous allons leur donner le choc de leur vie. Les 16-17 ans voteront pour nous », a-t-il affirmé. Un récent sondage sur ce groupe montre pourtant que 33 % choisiraient le Labour de Keir Starmer, contre 20 % pour Reform UK. Rien n’est donc joué d’avance.

Le vote des ados n’est pas toujours celui que l’on croit

Pendant des décennies, les jeunes électeurs britanniques étaient perçus comme plus enclins à voter à gauche.

Mais en Europe, ces dernières années, beaucoup se sont tournés vers des partis de droite ou d’extrême-droite. Lors des élections européennes de 2024, en Allemagne, la participation des 16-18 ans a permis à l’AfD de progresser.

En Autriche, où les jeunes peuvent voter depuis 2007, le FPÖ est arrivé en tête grâce aux électeurs de moins de 35 ans.

Au Royaume-Uni, les mouvements d’e jeunesse’adolescents appellent donc les partis à prendre au sérieux leurs préoccupations plutôt que de simplement compter sur eux.

Dan Lawes, co-directeur de l’association My Life, My Say, résume : « Il ne faut pas considérer leur vote comme acquis. Les jeunes veulent des politiques qui répondent à leurs problèmes. »

Ce qui préoccupe vraiment les jeunes

D’après l’institut YouGov, chez les 18-24 ans, c’est l’économie qui arrive en tête de leurs préoccupations, suivie du logement et de l’immigration. Bien qu’aucune donnée spécifique ne soit disponible pour les 16-18 ans, on peut penser que leurs priorités sont similaires.

Pour les convaincre, les campagnes sur TikTok ou Instagram ne suffiront pas. Anki Deo, du groupe Hope Not Hate, insiste : « Beaucoup de jeunes se méfient des politiques. Pour les convaincre, il faut bien plus que des vidéos drôles. »

L’éducation politique des ados

Ana Fonseca, lycéenne de 17 ans, est enthousiaste mais reste prudente : « Les jeunes peuvent être influençables. Il faut surtout nous éduquer sur la politique et la démocratie. » Elle milite pour que des cours sur ces thèmes soient intégrés au programme scolaire, afin que chacun puisse se faire un avis éclairé.

Rita Patel, vice-présidente de l’organisation Operation Black Vote, insiste sur la nécessité d’inclure tous les jeunes, y compris ceux issus des minorités, qui veulent voir abordées les questions de racisme et de discrimination. « Les jeunes noirs sont politisés dès la naissance, car ils n’ont pas le choix dans un système souvent hostile à leurs besoins », affirme-t-elle.

D’autres réformes électorales en vue

Le gouvernement prévoit d’étendre la liste des pièces d’identité acceptées aux cartes bancaires émises au Royaume-Uni.

En 2023, 4 % des abstentionnistes avaient déclaré ne pas avoir pu voter faute de pièce d’identité conforme. Si le parti travailliste souhaite corriger ces difficultés, le parti ne compte pas supprimer entièrement l’obligation de présenter un document.

Les conservateurs, eux, redoutent qu’accepter des cartes bancaires comme justificatif n’affaiblisse la sécurité du vote. Le gouvernement compte également avancer vers l’enregistrement automatique des électeurs grâce à un meilleur partage des données entre administrations, tout en permettant à chacun de vérifier et modifier son inscription.

Une réforme qui ne fait que commencer

Au total, environ 1,6 million de nouveaux électeurs ados pourraient rejoindre les 48 millions de Britanniques inscrits.

Comme le conclut Dan Lawes, « Les jeunes veulent être entendus. Pas utilisés. »

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