Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
samedi, 14 mars Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»Moyen-Orient»Un rapprochement entre Trump et Mohammed ben Salmane
Moyen-Orient

Un rapprochement entre Trump et Mohammed ben Salmane

Véra GomezPar Véra Gomezdimanche, 09 novembreMise à jour:dimanche, 09 novembreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
Ben Salmane et Trump en 2017. ©Mark Wilson.
Ben Salmane et Trump en 2017. ©Mark Wilson.
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Le président américain Donald Trump a affirmé ces dernières semaines qu’il croyait proche un rapprochement historique entre l’Arabie saoudite et Israël. Pourtant, lors de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche prévue ce mois-ci, une telle annonce paraît peu probable.

Depuis plusieurs mois, Riyad répète que toute reconnaissance d’Israël dépendra d’un accord concret ouvrant la voie à un État palestinien. Deux sources du Golfe ont confirmé que ce message avait été clairement transmis à Washington.

Des ambitions différentes chez ces deux dirigeants

Trump souhaite élargir les Accords d’Abraham, signés en 2020 par les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc, qui ont permis à ces pays d’établir des liens officiels avec Israël. Le président américain a récemment déclaré : « Nous espérons que l’Arabie saoudite rejoindra bientôt ces accords. »
Mais pour Riyad, la question palestinienne reste centrale. Le royaume, gardien des lieux saints de l’islam, ne peut pas se permettre une normalisation sans avancée politique claire. « Le prince ne donnera pas son feu vert sans un engagement crédible sur la souveraineté palestinienne », estime Jonathan Panikoff, ancien responsable du renseignement américain.

L’impact d’Israël

Une responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères, Manal Radwan, a rappelé que la priorité restait le retrait israélien de Gaza, le déploiement d’une force internationale de protection et le retour de l’Autorité palestinienne sur place.
Ces conditions constituent, selon Riyad, les bases indispensables pour envisager une solution durable à deux États. Tant que Benjamin Netanyahou refusera cette perspective, les Saoudiens n’ont aucune raison de se précipiter vers une reconnaissance officielle.

Cette visite à Washington est aussi la première de Mohammed ben Salmane depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, affaire qui avait glacé les relations entre les deux pays. Le prince a depuis cherché à se repositionner comme un acteur pragmatique, prêt à dialoguer tout en défendant fermement les intérêts du royaume.
Trump, lui, voit dans cette rencontre une occasion de raffermir son image de négociateur et de sceller des accords économiques et militaires avant d’éventuelles annonces électorales.

Derrière la question israélienne, c’est surtout un accord de défense entre Washington et Riyad qui devrait dominer les échanges. Le texte, inspiré d’un modèle similaire à celui conclu avec le Qatar, renforcerait la coopération militaire et technologique entre les deux pays.
Ce pacte ne serait pas un traité formel ratifié par le Congrès, mais un engagement exécutif, plus souple et plus rapide à mettre en œuvre. Il permettrait de faciliter les ventes d’armes américaines à l’Arabie saoudite et de renforcer les exercices conjoints, tout en limitant la coopération militaire de Riyad avec la Chine.

Un compromis plutôt qu’un grand accord

Les négociations ont été revues à la baisse : au lieu d’un traité de défense complet, Riyad obtiendrait une garantie partielle mais évolutive, que les futurs gouvernements américains pourraient transformer en accord officiel.
« Ce n’est pas encore ce que l’Arabie saoudite voulait, mais c’est une étape importante », dit David Makovsky, expert au Washington Institute.
Les diplomates évoquent un équilibre fragile : la défense, la normalisation avec Israël et la question palestinienne sont liées, mais aucun de ces volets n’avance vraiment. Faute de mieux, les deux camps semblent prêts à signer un accord limité, quitte à renégocier plus tard.

Moins de menace iranienne, moins d’urgence

Pendant longtemps, Riyad cherchait une protection américaine face à l’Iran, perçu comme son grand rival. Mais la situation a évolué. Les frappes israéliennes sur les infrastructures militaires et nucléaires iraniennes ont affaibli Téhéran, tandis que ses alliés régionaux, le Hezbollah, Hamas et les Houthis ont subi de lourdes pertes.
Avec la pression iranienne en recul, l’urgence d’un traité contraignant s’estompe. Washington n’a plus la même motivation pour pousser un texte qui exigerait une approbation du Congrès, difficile à obtenir.

Accords d'Abraham Arabie Saoudite Israel Manal Radwan Mohammed ben Salmane Trump
Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleLa Pologne, un pays qui a été « pris en sandwich » par ses voisins
Next Article Flamingo, le missile ukrainien qui surpasse le Tomahawk américain

Related Posts

Moyen-Orient

Trafic maritime : Seulement 77 navires ont franchi le détroit d’Hormuz en mars Londres 2026

vendredi, 13 mars
Moyen-Orient

Protection des soldats français : Al-Sudani promet des mesures à Emmanuel Macron Bagdad 2026

vendredi, 13 mars
Moyen-Orient

Trafic aérien aux Émirats arabes unis : Retour à 44 % de la capacité Abou Dabi 2026

vendredi, 13 mars

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.