CAGNAC-LES-MINES, 6 juillet (Le Parisien Matin) – Le dénouement d’une affaire judiciaire qui a captivé la France vient de se produire. Cédric Jubillar, condamné en octobre dernier à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine Jubillar, a officiellement avoué son crime depuis sa cellule de prison, mettant fin à cinq années de dénégations constantes.
L’information a été communiquée ce lundi 6 juillet 2026 par son avocat, Maître Pierre Debuisson, lors d’une conférence de presse. Âgé de 38 ans, Cédric Jubillar a adressé un courrier formel à son équipe de défense, admettant avoir causé la mort de sa femme lors d’une dispute survenue au domicile familial dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cette disparition, survenue à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, avait plongé le pays dans l’incompréhension, le corps de l’infirmière de 33 ans n’ayant jamais été retrouvé malgré d’intenses recherches.
Outre ces aveux écrits, l’homme s’est déclaré prêt à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires. Il a affirmé être en mesure de conduire les enquêteurs vers le lieu précis où il a dissimulé le corps de son épouse. Cette étape cruciale devrait permettre d’organiser de nouvelles recherches physiques sur le terrain.
Les avocats du condamné, incluant également Jean-Baptiste Alary et Mourad Battikh, ont indiqué que le procès en appel, initialement programmé pour septembre prochain, devrait logiquement être reporté. Ce délai est indispensable pour permettre aux services de police de mener des réinterrogations formelles et de procéder aux fouilles nécessaires à la localisation des restes humains.
La condamnation de Cédric Jubillar en 2025 s’était appuyée sur un faisceau d’indices concordants, incluant des témoignages accablants de sa mère et d’anciennes compagnes, ainsi que des bruits de cris entendus par des voisins le soir des faits. Le ministère public avait soutenu la thèse d’un crime commis sous le coup de la jalousie, après la découverte par l’accusé d’une liaison extraconjugale de sa femme qui souhaitait divorcer.
Maître Debuisson a souligné le caractère dramatique de ce revirement, précisant que son client ressent un regret sincère concernant les événements survenus.
« C’était la pire chose qu’il ait faite dans sa vie », a déclaré son avocat lors de la conférence de presse.
La nouvelle a été accueillie avec une forme de soulagement par les représentants légaux des deux jeunes enfants du couple. La priorité est désormais donnée à la découverte du corps pour permettre une sépulture digne. Maître Malika Chmani, avocate des enfants, a insisté sur l’importance vitale de ces prochaines révélations pour le processus de deuil.
Si le condamné mentionne une dispute dans son courrier de confession, les circonstances exactes ayant conduit au décès de Delphine Jubillar restent, à ce stade, à établir précisément lors des prochaines auditions devant les magistrats instructeurs.


