OEIRAS, Portugal, 18 juillet (Le Parisien Matin) – L’Alliance atlantique a officiellement lancé l’exercice Neptune Strike 26-3, marquant une expansion inédite de ses capacités de défense vers le Grand Nord et l’Atlantique Nord. Cette opération, qui se déroule du 17 au 23 juillet 2026, mobilise des forces maritimes, aériennes et terrestres dans l’un des environnements les plus complexes au monde.
Une intégration multidomaine accrue
Sous la direction des forces navales de frappe et de soutien de l’OTAN (STRIKFORNATO), basées à Oeiras au Portugal, cette activité de vigilance renforcée vise à tester la cohésion opérationnelle. Contrairement aux manœuvres annuelles traditionnelles, Neptune Strike est segmenté en plusieurs itérations flexibles tout au long de l’année. Cette approche permet aux Alliés d’ajuster leurs tactiques en fonction des besoins réels sur le terrain.
Le déploiement intègre des unités spécialisées dans les conditions austères de l’Arctique. Le groupe aéronaval britannique, mené par le porte-avions HMS Prince of Wales, opère de concert avec le groupe expéditionnaire espagnol dirigé par le bâtiment Castilla. Au total, ce sont douze nations alliées qui déploient leurs navires, sous-marins et aéronefs pour sécuriser les points de passage maritimes stratégiques.
Le rôle des nouveaux Alliés
L’adhésion de la Finlande et de la Suède a radicalement modifié la posture de sécurité de l’OTAN dans cette région. La consolidation d’un bloc géographique unifié en Europe du Nord permet désormais une planification conjointe fluide, éliminant les anciens goulots d’étranglement logistiques.
Ces nations apportent une expertise pointue en matière de guerre arctique. La Finlande a récemment lancé une force terrestre multinationale basée à Rovaniemi, tandis que la Suède intègre des infrastructures critiques comme la base spatiale d’Esrange. Ces capacités renforcent la marine alliée face aux tactiques hybrides.
« Cette activité démontre la capacité de l’Alliance à intégrer des forces à travers les domaines et les quartiers généraux »
indique un communiqué officiel de l’organisation.
Une dissuasion permanente
L’exercice s’inscrit dans le cadre plus large de l’initiative Arctic Sentry, pilotée par le commandement interarmées de Norfolk. Il complète d’autres dispositifs comme Baltic Sentry et Eastern Sentry pour assurer une présence alliée constante. Ces manœuvres testent non seulement le partage de renseignements, mais aussi la coordination transfrontalière sur des distances géographiques étendues.
L’objectif final reste la garantie de la liberté de navigation et de manœuvre dans des zones hautement sensibles. En s’entraînant dans le Grand Nord, les forces alliées adaptent leurs procédures à un paysage sécuritaire en pleine mutation, assurant ainsi une réponse rapide face à tout défi émergent.


