CANNES, 23 août (Le Parisien Matin) – Les opérations de recherches déclenchées ce dimanche 23 août vers 13 heures au large de Cannes-Mandelieu après le signalement d’un corps présumé flottant en mer furent levées en milieu d’après-midi sans résultat.

Une alerte depuis la plage du Midi

L’alerte fut donnée par des baigneurs situés sur le rivage. Ces personnes, « depuis la plage du Midi, à Cannes-La Bocca, ont signalé aux secours avoir aperçu un élément flottant au large pouvant ressembler à un corps humain », indiqua le Sdis 06.

Le signalement initial évoquait « un élément flottant au large pouvant ressembler à un corps humain », selon la même source. L’information fut prise au sérieux en raison du contexte local et déclencha une intervention sous l’autorité de la Préfecture maritime.

D’importants moyens furent mobilisés pour ratisser la zone à hauteur du boulevard Louise-Moreau. Plusieurs bateaux des sapeurs-pompiers et de la SNSM furent engagés, avec l’appui de l’hélicoptère Dragon 06. « Dix sapeurs-pompiers pompiers dont une équipe de secours aquatique » étaient sur place, détailla le Sdis 06.

Les recherches s’étendirent à l’ensemble de la baie. « Après plus de deux heures de recherches et après avoir ratissé toute la baie jusqu’à Théoule-sur-Mer, sans succès, les opérations de recherches sont levées sur décision du Cross Med », communiqua le Sdis 06 à 15 h 40.

Cette intervention survint une semaine après la violente collision survenue dans la nuit du 16 août dans le golfe de La Napoule, au large de Mandelieu-la-Napoule.

L’accident impliqua un semi-rigide transportant dix personnes et un petit yacht. L’avant du semi-rigide fut plié et le flanc du yacht perforé, éjectant tous les occupants du pneumatique.

Le bilan fit état de dix blessés, dont quatre en urgence absolue. Un jeune homme de 22 ans restait porté disparu et les plongeurs de la gendarmerie maritime poursuivaient leurs investigations sous-marines.

Une baie sous tension

Cette levée de doute manquée dit beaucoup de l’état d’alerte qui règne dans la baie de Cannes depuis une semaine. L’été, le golfe de La Napoule est saturé : locations de semi-rigides à l’heure, yachts au mouillage, nageurs et paddles se croisent sur quelques centaines de mètres. Chaque signalement est pris au maximum.

Le réflexe des témoins depuis la plage du Midi est compréhensible. Après le choc du 16 août, la moindre forme sombre au large devient suspecte.

Pour les secours, l’équation est intenable : ne pas intervenir est impossible, mais mobiliser Dragon 06, la SNSM et une équipe aquatique pour un sac plastique ou un tronc flotté coûte des heures et use les équipages déjà sollicités par la saison.

Sur le fond, cette fausse alerte rappelle deux fragilités structurelles. D’abord, la navigation festive nocturne, avec des conducteurs peu formés à la lecture du plan d’eau la nuit, feux parfois masqués par la charge à bord.

Ensuite, l’absence de corrélation entre le nombre d’embarcations en location et les moyens de surveillance. Tant que le disparu de la collision ne sera pas retrouvé, chaque remous au large de Mandelieu relancera la même mécanique d’espoir et de tension.

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