L’ISLE-JOURDAIN, 28 août (Le Parisien Matin) – Une conductrice de 36 ans a été retrouvée sans vie vendredi 28 août dans son véhicule accidenté en contrebas de la route départementale 654. Le véhicule avait quitté la chaussée durant la nuit après une perte de contrôle. L’alerte ne fut donnée qu’en journée, le lieu étant invisible depuis la route.

Le véhicule fut repéré le vendredi 28 août au matin par un passant. Ce dernier donna immédiatement l’alerte. L’emplacement en contrebas de la RD 654 rendait la voiture totalement invisible depuis la chaussée, ce qui expliqua le délai entre le drame et sa découverte.

Selon les premières constatations, la conductrice, originaire du secteur de Fleurance, perdit le contrôle de sa voiture au cours de la nuit. Le véhicule sortit de la route, percuta un arbre en bordure de chaussée, puis glissa pour terminer sa course en contrebas.

À l’arrivée des secours, la conductrice était déjà décédée, probablement depuis plusieurs heures. L’heure exacte de la sortie de route resta inconnue.

La victime fut identifiée comme une femme de 36 ans domiciliée dans le secteur de Fleurance, dans le Gers. Aucun autre occupant ne se trouvait à bord du véhicule au moment des faits.

Une enquête fut ouverte par la gendarmerie pour déterminer précisément les causes de la perte de contrôle et les circonstances exactes de l’accident. Les militaires procédèrent aux relevés et aux constatations d’usage sur les lieux.

Des prélèvements sanguins furent ordonnés, notamment pour les recherches d’alcool ou de stupéfiants. Une autopsie devait également être réalisée pour préciser les causes médicales exactes du décès.

La source transmise ne comportait aucune déclaration directe attribuée à un auteur nommé.

Ce drame illustre un scénario récurrent dans le Gers : une sortie de route isolée, de nuit, sans témoin direct. La RD 654, axe fréquenté entre L’Isle-Jourdain et le nord du département, présente de longues portions bordées d’arbres et de fossés profonds. Quand un véhicule quitte la chaussée à cet endroit, il disparaît littéralement du champ visuel des autres usagers.

Le fait que la voiture soit restée plusieurs heures invisible pose une question de délai d’alerte, cruciale en matière de secours routier.

En zone rurale, la faible densité de circulation nocturne retarde mécaniquement la découverte. L’intervention des prélèvements et de l’autopsie montre que les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse : défaillance mécanique, endormissement, malaise, ou présence de substances.

Au-delà du cas individuel, l’accident relance le débat sur l’aménagement des abords de chaussée. Les arbres en bordure immédiate, hérités d’anciens alignements, restent un facteur aggravant majeur lors d’une perte de contrôle. La sécurisation par glissières ou par élargissement des accotements est coûteuse et inégale selon les départements.

Enfin, l’origine de la victime, Fleurance, à plus de 50 kilomètres du lieu de l’accident, suggère un trajet de liaison plutôt qu’un déplacement local. Ce type de trajet long, souvent effectué tôt le matin ou tard le soir, concentre les facteurs de fatigue.

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