GAVARNIE, 8 septembre (Le Parisien Matin) – Le corps sans vie d’un randonneur de 20 ans originaire de l’agglomération de Pau a été découvert lundi 7 septembre au niveau du glacier des Gabietous, à l’ouest du cirque de Gavarnie, dans les Hautes-Pyrénées.

Le jeune homme était parti seul pour deux jours de bivouac. Décrit comme « habitué de la montagne et bien équipé » selon 20 Minutes, il n’était pas rentré dimanche. Inquiète de son retard, sa famille a alerté les secours.

Les recherches coordonnées par le PGHM de Pierrefitte-Nestalas ont permis de localiser sa voiture au col de Tentes dès dimanche soir. Des reconnaissances nocturnes ont été menées avec le concours de la Garde civile espagnole.

Selon Sud Ouest, « Les secours l’ont aperçu depuis un hélicoptère de la gendarmerie de Tarbes ». Le corps a été repéré lundi matin à 9h30 après la découverte de son sac à dos, sur le versant français du glacier.

Une enquête a été ouverte par le PGHM de Pierrefitte-Nestalas. D’après Midi Libre, « Les militaires privilégient l’hypothèse d’une chute accidentelle de plusieurs centaines de mètres, survenue en fin de journée le samedi ».

Ce drame rappelle une constante des Pyrénées : le secteur du cirque de Gavarnie reste technique même en fin d’été. Le glacier des Gabietous, peu fréquenté, alterne névés durs le matin et rocher délité l’après-midi. Pour un pratiquant seul, une glissade peut se transformer en chute longue sans possibilité d’alerte.

Le scénario décrit – voiture retrouvée au col de Tentes, sac à dos repéré d’abord depuis les airs – montre aussi l’évolution des secours. L’appui aérien de Tarbes et la coopération immédiate avec la Garde civile espagnole sont devenus la norme sur cette frontière où les itinéraires basculent d’un versant à l’autre en quelques centaines de mètres.

Enfin, la série noire évoquée ces derniers jours, avec un randonneur de 64 ans retrouvé au Vignemale, interroge sur l’effet de l’arrière-saison. Les pratiquants, même expérimentés et bien équipés, prolongent les bivouacs alors que les jours raccourcissent et que l’isolement nocturne complique toute intervention.

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