BLENDECQUES, 22 août (Le Parisien Matin) – Un accident impliquant trois véhicules et sept personnes s’est produit sur la rocade reliant Arques à Saint-Omer, au niveau de la sortie Blendecques. Le sinistre fut causé par un aquaplaning dû aux fortes pluies.

La météo fut à l’origine du drame. Une voiture glissa sur une flaque d’eau importante.

Le véhicule partit en tête-à-queue sous la voie de la vallée de l’Aa et l’avenue Bernard-Chochoy. Deux voitures arrivant derrière ne purent l’éviter.

Le choc fut violent et déclencha les airbags. Selon La Voix du Nord :

« Une voiture a fait de l’aquaplaning en raison des fortes pluies, ce qui a déclenché un tête-à-queue et une collision en chaîne ».

Un autre extrait rapporta :

« Il était environ 9 h 30, ce samedi 22 août, quand une voiture a fait de l’aquaplaning sur la rocade qui relie Arques à Saint-Omer, à la sortie de Blendecques, en dessous de la voie de la vallée de l’Aa et de l’avenue Bernard-Chochoy ».

Le premier véhicule était conduit par un jeune homme. Il s’en sortit indemne.

Le deuxième véhicule transportait un homme de 70 ans et une femme de 50 ans. Tous deux furent blessés et se virent poser des colliers cervicaux par sécurité avant leur prise en charge.

Le troisième véhicule transportait une famille. Les parents et un enfant en bas âge restèrent sains et saufs.

Le nourrisson de 7 mois à bord, un petit garçon, fut pris de vomissements après l’impact. Il fut transporté à l’hôpital par précaution pour des examens de contrôle.

L’intervention mobilisa d’importants moyens. 15 sapeurs-pompiers et 5 camions de secours furent déployés pour sécuriser la zone et soigner les passagers.

La rocade fut complètement fermée dans le sens Arques vers Saint-Omer le temps de l’intervention. La coupure entraîna de fortes perturbations dans le secteur en fin de matinée.

Cet accident remet en lumière une vulnérabilité bien connue des automobilistes du secteur audomarois. La sortie de Blendecques, en contrebas de la voie ferrée de la vallée de l’Aa, forme une cuvette naturelle où l’eau stagne rapidement en cas d’épisode pluvieux intense.

L’aquaplaning, souvent perçu comme un phénomène autoroutier, se produit ici à vitesse modérée. Il suffit d’une lame d’eau de quelques millimètres et de pneus légèrement usés pour perdre totalement l’adhérence. Le tête-à-queue décrit par les témoins est typique : l’arrière décroche d’abord, le conducteur contre-braque, puis le véhicule traverse les voies.

Le bilan, avec trois voitures impliquées, illustre l’effet domino inévitable sur une deux fois une voie fréquentée le samedi matin.

La présence d’une famille complète dans le troisième véhicule et le transport préventif du nourrisson montrent aussi le réflexe désormais systématique des secours : tout symptôme digestif chez un très jeune enfant après un choc est considéré comme un potentiel traumatisme crânien jusqu’à preuve du contraire.

Au-delà des faits, l’événement pose la question de l’entretien du drainage sur cette rocade et de la signalisation temporaire par temps de pluie. Une limitation à 70 km/h ou un panneau « chaussée glissante » activable pourrait réduire ce type de sinistre, récurrent chaque année à la fin de l’été.

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