NEW YORK, 9 juin (Le Parisien Matin) – Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu’un accord de paix avec l’Iran pourrait être conclu dans un délai de « deux ou trois jours ». Cette déclaration intervient après un échange de frappes directes entre l’Iran et Israël qui a ravivé les tensions dans la région, malgré le cessez-le-feu négocié depuis avril.
Un accord sous haute surveillance
Le président des États-Unis s’est exprimé devant la presse à New York, en marge d’un match de la NBA au Madison Square Garden. Selon Donald Trump, les discussions entrent dans leur phase finale pour aboutir à un texte qu’il qualifie de très prometteur.
« Ils se renvoyaient la balle avec des frappes, et maintenant ils ont tous deux accepté, par mon intermédiaire, d’arrêter, et nous sommes dans les derniers instants de ce qui sera un très, très bon accord », a déclaré le dirigeant américain.
L’objectif affiché par la Maison-Blanche est double. Premièrement, le texte devrait interdire formellement à l’Iran de posséder des armes nucléaires. Deuxièmement, il prévoit la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz dès la signature du document. Le président a insisté sur le caractère rapide de cette mesure stratégique pour le commerce maritime mondial.

Une chronologie incertaine
La promesse d’une fin imminente du conflit en Iran, qui dure depuis février, est récurrente. Déjà, il y a quelques semaines, le secrétaire d’État Marco Rubio avait évoqué une issue diplomatique possible en quelques jours. Cette répétition suscite des interrogations sur la viabilité du calendrier annoncé. Les analystes soulignent que cette annonce survient après l’escalade militaire la plus grave depuis le début du mois d’avril, marquée par des tirs de missiles balistiques iraniens sur Israël suivis de représailles israéliennes.
Bien qu’un arrêt des opérations militaires ait été constaté lundi après-midi suite à une médiation américaine, la situation demeure précaire. Téhéran a rappelé que toute attaque visant son territoire ou le Liban entraînerait une réponse immédiate. De son côté, l’armée israélienne a maintenu ses activités, avertissant les habitants de la ville libanaise de Tyr d’évacuer ce mardi, laissant présager de nouvelles frappes contre le Hezbollah.
Les relations avec Netanyahou
Donald Trump s’est également employé à minimiser les rumeurs de divergence entre les États-Unis et Israël. Lundi, il a assuré avoir eu une « très bonne conversation » avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Le président américain a rejeté l’idée que son homologue israélien ait agi contre ses consignes en ripostant contre l’Iran. Selon ses propos tenus à la BBC, si le président donne une instruction, elle est suivie.
Pourtant, le contexte diplomatique reste lourd. La semaine dernière, des rapports suggéraient que le président américain avait qualifié M. Netanyahou d’« instable » en raison des attaques au Liban. Le journal Financial Times a également rapporté que M. Netanyahou n’aurait eu « pas d’autre choix » que d’accepter de négocier. Malgré ces tensions, la Maison-Blanche continue de présenter ces négociations comme l’unique issue possible pour stabiliser le Moyen-Orient. La communauté internationale reste attentive à l’évolution de ce dossier, alors que les enjeux économiques et sécuritaires liés au détroit d’Ormuz et à la prolifération nucléaire restent les points centraux de cette crise.


