OTTAWA, 6 juillet (Le Parisien Matin) – L’Alberta et l’Ontario ont proposé un nouvel oléoduc de 3300 kilomètres entre les deux provinces canadiennes pour transporter directement tout le pétrole brut de l’Ouest vers les raffineries de l’Est. Les premiers ministres Danielle Smith et Doug Ford ont annoncé ce projet nommé Northern Shield Energy Corridor le 6 juillet 2026.
Ce pipeline national vise à diversifier les infrastructures pour contourner les lignes traversant les États-Unis, comme la ligne contestée 5 d’Enbridge.
Le tracé débutera au centre de Hardisty en Alberta, passera par Regina et Winnipeg, pour se terminer à Sarnia en Ontario. La structure transportera initialement 500000 barils par jour, avec la capacité d’augmenter ensuite ce volume jusqu’à 800000 barils.
Une étude de faisabilité complète est actuellement en cours. Ce document sera achevé d’ici la fin de l’année 2026.
Les deux provinces prévoient de construire la conduite à l’intérieur des frontières nationales en utilisant exclusivement de l’acier local.
Le projet de corridor énergétique vise notamment à stabiliser les prix du pétrole sur le marché domestique et à fournir cette ressource directement aux consommateurs canadiens. En plus de cela, l’Ontario explore activement des opportunités d’extensions futures vers ses propres ports en eau profonde, qu’ils soient nouveaux ou déjà existants, à l’instar de la baie James.
Pour le moment, aucune estimation budgétaire concernant les coûts de construction n’a été communiquée officiellement par les deux gouvernements. De surcroît, aucun développeur du secteur privé n’a encore été formellement désigné pour piloter ou financer ces travaux. Cette nouvelle annonce provinciale fait suite à un accord fédéral-provincial distinct conclu la semaine dernière pour implanter un autre réseau d’un million de barils par jour dirigé vers la côte du Pacifique par Trans Mountain et Pembina Pipeline Corp.


