Le président américain Donald Trump vient d’annoncer que, dès le 1ᵉʳ août prochain, tous les produits exportés depuis l’Algérie vers les États-Unis seront soumis à une taxe de 30 %.
L’information a été transmise officiellement à Abdelmadjid Tebboune dans une lettre envoyée mercredi 9 juillet 2025. Cette mesure n’est pas une surprise totale, car Washington en avait déjà parlé en avril. Beaucoup espéraient un rétropédalage ou au moins un taux moins élevé. Il n’en est rien : Trump confirme qu’il maintient fermement son choix.
Une lettre au ton direct
Dans son courrier, rendu public par le Département d’État, Donald Trump commence par des formules de politesse, écrivant qu’il est « honoré » de s’adresser au président algérien et soulignant que cette lettre reflète l’importance des relations commerciales entre les deux pays. Mais dès les premières lignes, le message devient très clair : les États-Unis n’acceptent plus de continuer à acheter massivement aux Algériens alors qu’ils vendent si peu en retour.
Le président américain explique que « depuis des années, l’Algérie adopte des politiques douanières et commerciales qui pénalisent les entreprises américaines ». Pour Donald Trump, c’est inacceptable. Ce déséquilibre menace l’économie américaine et sa sécurité nationale. Il précise d’ailleurs que la taxe de 30 % est « bien en dessous de ce qu’il faudrait vraiment pour compenser les pertes ».
Si des représailles arrivent, Donald Trump s’en chargera!
Trump avertit aussi dans sa lettre que si l’Algérie décide d’augmenter à son tour ses taxes sur les produits américains, Washington réagira immédiatement. Concrètement, chaque hausse algérienne sera suivie d’une augmentation identique du tarif américain. Le président conclut en indiquant que ces nouvelles taxes pourront être révisées à la baisse ou à la hausse selon l’évolution des relations commerciales entre les deux pays. Il laisse ainsi la porte ouverte à des négociations, mais sous ses conditions.
L’Algérie n’est bien sûr pas le seul pays dans son collimateur
Les Philippines subiront une taxe de 20 %, tandis que le Japon, la Corée du Sud, la Tunisie et Brunei écoperont de 25 %. D’autres États comme la Libye et l’Irak auront eux aussi droit à un tarif de 30 %, et le Cambodge ainsi que la Thaïlande verront leurs produits taxés à 36 %. Les plus touchés restent le Laos et la Birmanie, avec une taxe colossale de 40 % sur leurs exportations vers les États-Unis.
Depuis quelques jours, Donald Trump envoie ces lettres aux dirigeants des pays concernés. La Maison Blanche prévoit d’adresser bientôt des messages similaires à l’Union européenne.
Cette mesure contre l’Algérie fait partie d’un plan beaucoup plus vaste. Donald Trump veut réduire ce qu’il considère comme une dépendance économique des États-Unis envers d’autres pays. Il insiste d’ailleurs dans sa lettre sur la « puissance économique extraordinaire » de son pays, qu’il décrit comme le premier marché au monde, et il demande à l’Algérie de continuer d’y vendre ses produits mais dans un cadre qu’il juge plus juste.


