BRUXELLES, 15 juillet (Le Parisien Matin) – Les représentants des États membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus à un consensus sur le 21e train de sanctions visant la Russie. Cette nouvelle série de mesures restrictives, prévue en réponse à la poursuite du conflit en Ukraine, fait l’objet de discussions persistantes entre les capitales européennes.
L’impasse sur le 21e train de sanctions contre la Russie a été confirmée ce mercredi par une source diplomatique à Bruxelles. Malgré les efforts déployés pour finaliser ce dossier, les points de blocage demeurent nombreux, ralentissant l’adoption formelle des mesures envisagées depuis juin dernier.
Les secteurs visés par ce paquet de sanctions sont multiples. Les propositions actuelles ciblent particulièrement les réseaux bancaires, les infrastructures liées aux cryptomonnaies, ainsi que la production de drones. Les raffineurs et les négociants de pétrole figurent également dans le collimateur de l’Union européenne.
Certains États membres, dont la Lituanie, ont exprimé des réserves sur des mesures spécifiques incluses dans le texte. Les débats se cristallisent notamment autour d’une interdiction potentielle des services maritimes et d’un durcissement des restrictions concernant le gaz naturel liquéfié.
Kaja Kallas, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, avait déjà alerté sur l’absence d’unité des pays membres concernant l’ampleur de ce nouveau train de mesures. L’analyse des conséquences économiques et techniques de ces restrictions fait partie des sujets qui nécessitent des ajustements supplémentaires entre les diplomates.
Le diplomate européen a déclaré :
« Le travail continue sur les questions non résolues incluses dans le 21e train de sanctions, notamment les conséquences économiques et techniques des mesures restrictives proposées ».
Parallèlement à ces négociations, une décision a été actée concernant l’énergie. Les représentants des États membres ont convenu de prolonger le maintien du plafond du prix du pétrole russe. Le tarif restera fixé à 44,10 dollars par baril jusqu’au 23 juillet prochain.
Cette mesure de maintien temporaire permet d’éviter toute fluctuation automatique des prix pendant que les discussions diplomatiques se poursuivent. La date du 23 juillet sert désormais de nouvelle échéance pour tenter de résoudre les désaccords persistants sur le contenu global du paquet de sanctions.
Les services de la Commission européenne et les représentants des pays continuent d’évaluer les impacts sectoriels pour trouver un terrain d’entente. La question des interdictions de pêche ou des restrictions d’entrée sur le territoire européen reste également au cœur des échanges entre les ambassadeurs.
L’incertitude demeure donc quant au calendrier final d’adoption. Les travaux techniques se poursuivent à Bruxelles afin de surmonter les réticences de certains membres. L’objectif affiché reste de renforcer la pression économique sur Moscou tout en préservant la stabilité des marchés énergétiques européens.


