TEL AVIV, 12 juillet (Le Parisien Matin) – Les élections législatives en Israël se tiendront officiellement le 27 octobre 2026, marquant le premier scrutin national depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi à Gaza, au Liban et en Iran. L’annonce a été faite ce dimanche devant une commission parlementaire par Ofir Katz, le chef de la coalition au pouvoir, mettant fin aux spéculations sur un scrutin anticipé après le vote de dissolution du parlement en mai dernier.
Calendrier électoral et transition du gouvernement
Le choix du 27 octobre correspond à la date initialement fixée par la Loi fondamentale israélienne. La Knesset mettra fin à sa session actuelle le 17 juillet 2026 pour entrer officiellement en période électorale. À partir de cette date, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu passera en statut d’expédition des affaires courantes, ce qui limitera ses capacités à faire adopter de majeures initiatives politiques, à l’exception des affaires d’urgence sécuritaire ou des textes faisant l’objet d’un consensus.
Si ce calendrier est respecté jusqu’au scrutin, l’administration de Benjamin Netanyahu accomplira l’intégralité de son mandat de quatre ans. Selon les données de l’Israel Democracy Institute relayées par les médias locaux, aucun gouvernement israélien n’a réussi à mener son mandat à terme sans élections anticipées depuis 38 ans. Le parlement a précisé dans un communiqué officiel que l’exécutif arrivant à son terme légal, l’adoption d’une loi de dissolution spécifique n’était pas requise.
« Depuis que la Knesset actuelle doit servir son mandat complet et que les prochaines élections générales sont déjà fixées par la loi au 27 octobre, sans intention de raccourcir la durée de la législature, il n’est pas nécessaire d’édicter une loi de dissolution de la Knesset au sens habituel. »
Le Parlement a déclaré dans un communiqué
Paysage politique et rivalités croissantes
Âgé de 76 ans, Benjamin Netanyahu, plus ancien Premier ministre de l’histoire du pays, a confirmé sa candidature pour ce nouveau scrutin. Visant à dépasser son alliance actuelle axée à droite, le chef du gouvernement a exprimé son intention de bâtir une large coalition nationale axée sur l’unité et la stratégie régionale d’après-guerre.
Toutefois, les récents sondages révèlent des difficultés pour la coalition de partis nationalistes et religieux au pouvoir. L’opinion publique manifeste son insatisfaction face aux failles de renseignement d’avant-guerre, à la gestion des récents conflits et aux controverses entourant la conscription des hommes ultra-orthodoxes. L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot et sa formation politique Yashar devancent actuellement le Likoud dans les intentions de vote, tandis que les opposants Naftali Bennett et Yair Lapid ont scellé une alliance pour présenter un front uni.


