EAST RUTHERFORD, 19 juillet (Le Parisien Matin) – L’Espagne et l’Argentine s’affrontent ce dimanche 19 juillet au stade de New York New Jersey à East Rutherford afin de décrocher la finale de la Coupe du monde après six semaines de compétition acharnée, rapporte Reuters. Cet événement oppose la sélection espagnole, qui vise un deuxième titre mondial, aux tenants du titre argentins bien décidés à défendre leur couronne.
Les conditions météorologiques se révèlent idéales pour accueillir convenablement les spectateurs venus du monde entier. Les inquiétudes concernant la qualité de l’air se sont dissipées avec la disparition de la fumée provenant des incendies de forêt au Canada. La chaleur des dernières semaines s’est également atténuée pour laisser place à un ciel totalement dégagé et une magnifique journée.
Dispositif de sécurité exceptionnel
La présence attendue du président des États-Unis Donald Trump a entraîné le déploiement de mesures de protection supplémentaires. L’événement bénéficie du statut de sécurité le plus élevé pour un événement national spécial, impliquant la mobilisation conjointe du Secret Service, du FBI et du ministère de la Sécurité intérieure.
Des centaines de journalistes, d’artistes et de bénévoles ont dû patienter dans des files d’attente atteignant trois heures en raison des contrôles menés par les agents fédéraux munis de détecteurs. Les spectateurs ont franchi les portes plus rapidement, bien qu’ils aient fait face à de longues attentes à l’intérieur pour la nourriture et les produits dérivés. L’accès au site fait l’objet de restrictions strictes interdisant le dépôt en véhicule personnel ou l’approche à pied, imposant l’utilisation de transports validés.
Un spectacle de style américain
Le programme officiel intègre une cérémonie de clôture débutant avant le coup d’envoi prévu à 15 heures, heure locale. Ce bloc de festivités réunit notamment l’acteur Tom Cruise et le chanteur Post Malone, ainsi que Jennifer Hudson pour l’hymne national américain et le ténor Christopher Macchio. Ces performances de renom confèrent une saveur américaine à cette grande rencontre internationale.
Le tournoi a adopté plusieurs traditions issues des ligues sportives nord-américaines, y compris l’introduction inédite de bagues de championnat pour l’équipe victorieuse. Les retransmissions télévisées mondiales exploitent également des pauses d’hydratation au milieu de chaque mi-temps pour diffuser davantage de spots publicitaires, une nouveauté qui suscite la controverse parmi les amateurs de football.
Un concert de la mi-temps calqué sur le modèle du célèbre Super Bowl réunit les stars de la pop mondiale Madonna et Shakira. Cette production d’envergure nécessite d’allonger la pause habituelle de quinze minutes pour la porter à une durée comprise entre vingt et trente minutes. Malgré des billets dont les prix atteignent plusieurs milliers de dollars, le public international s’est déplacé en masse.
Une confrontation historique sur la pelouse
Cette rencontre constitue la toute première finale du tournoi masculin opposant deux nations d’expression hispanique depuis la première édition organisée il y a quatre-vingt-seize ans, en 1930. L’affiche met en confrontation directe le légendaire attaquant de trente-neuf ans Lionel Messi, qui dispute sa sixième compétition mondiale pour conserver son titre, face à la jeune révélation espagnole de dix-neuf ans Lamine Yamal.
Les statistiques de l’agence de presse montrent une opposition de styles absolue entre la meilleure attaque du tournoi détenue par l’Argentine avec dix-neuf buts inscrits et la défense la plus hermétique de l’Espagne avec un seul petit but concédé. L’enjeu financier s’avère également considérable puisque la fédération gagnante touchera cinquante millions de dollars de récompense, tandis que le finaliste vaincu percevra trente-trois millions de dollars.
Les supporters vêtus de bleu et blanc ou de rouge et jaune se partagent équitablement les tribunes du grand stade habituel des Giants et des Jets de New York. De nombreux spectateurs ont fait la queue devant les stands officiels pour acheter des maillots vendus au prix de cent trente dollars afin de conserver un souvenir de cette journée unique.
« J’étais à la finale en 2010 en Afrique du Sud, quand l’Espagne a gagné l’autre Coupe du monde »
A déclaré Dxema Azcarate, vêtu d’un maillot de l’Espagne, le drapeau du pays peint sur la joue.
« Je ne suis pas sûr d’avoir une opportunité pour une troisième fois dans ma vie. »


