PARIS, 22 juillet (Le Parisien Matin) – Un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a démenti que deux diplomates français aient subi des maltraitances de la part des forces de sécurité iraniennes lors de leur interpellation de plusieurs heures à Téhéran. Téhéran affirme que ces agents ont simplement interrogé deux collaborateurs de l’ambassade après leur rencontre avec des personnes faisant l’objet d’enquêtes pour des motifs de sécurité.
Selon la version officielle relayée par les médias d’État, les deux individus ont été immédiatement confiés à la police diplomatique dès l’identification de leur rattachement à la mission française.
Le gouvernement français a immédiatement rejeté ces déclarations et convoqué dès mardi le chargé d’affaires iranien pour signifier son indignation face à cet incident. Paris déplore une violation caractérisée des conventions diplomatiques, soulignant que les téléphones des fonctionnaires ont été saisis, l’accès à l’ambassade interdit et les diplomates soumis à des intimidations verbales. Le Quai d’Orsay affirme en outre que l’attaché culturel a fait l’objet de violences physiques lors de cette détention de quatre heures alors qu’ils rencontraient un fournisseur officiel.
Cette confrontation survient dans un contexte de relations bilatérales particulièrement délicates, marquées par une volonté accrue de la France de soutenir la société civile iranienne. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a souligné une recrudescence des intimidations subies par le personnel diplomatique au cours des derniers mois. Face à cette situation critique, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a averti que cet acte intolérable n’ resterait pas sans suite, avec une riposte française potentiellement annoncée dès jeudi.
« Ils agissaient dans un cadre professionnel et malgré la présentation de leurs identités et de leur profession, ont été retenus quatre heures. »
De son côté, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araqchi a qualifié le comportement des fonctionnaires français d’inconventionnel et non professionnel lors de leur entretien avec Jean-Noël Barrot. Téhéran exhorte par conséquent les autorités françaises à empêcher la reproduction de tels épisodes à l’avenir, alors que le pays tente de contenir des mouvements de contestation internes. Paris étudie actuellement différentes options de rétorsion pour répondre fermement à cette atteinte portée à ses représentants accrédités à l’étranger.


