mercredi, 16 septembre Magazine

Lyon (Le Parisien Matin) 16 septembre 2026 – La Ministre des Sports, Marina Ferrari, a confirmé le 15 septembre à Lyon que la France honorera l’ensemble de ses engagements concernant l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises, indépendamment des futurs changements politiques ou du résultat de la prochaine élection présidentielle. Cette prise de parole intervient en marge d’une visite d’inspection du Comité International Olympique (CIO), alors que des élus de gauche et des associations écologistes réclament l’abandon pur et simple du projet pour des motifs écologiques et budgétaires.

Engagement de l’État français face aux alternances politiques

La France maintiendra sa feuille de route pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises, quel que soit l’échiquier politique issu du scrutin présidentiel à venir. C’est le message délivré par la ministre des Sports, Marina Ferrari, mardi 15 septembre 2026, à l’occasion de la venue d’une délégation d’inspection du Comité International Olympique (CIO) à Lyon.

« Lorsqu’un pays comme la France s’engage dans un projet international d’une telle envergure que l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques, la nation répond présente, indépendamment de toute alternance politique »

, a déclaré la ministre devant les journalistes. Marina Ferrari a souligné qu’un retour en arrière ou une annulation de la candidature serait désormais particulièrement difficile à mettre en œuvre sur le plan juridique et institutionnel.

Cette ferme mise au point gouvernementale vise à rassurer le CIO dans un contexte de vive contestation politique interne.

Opposition écologiste et contestation de la gauche parlementaire

Plusieurs mouvements écologistes et personnalités de la gauche parlementaire ont intensifié leurs pressions ces dernières semaines pour obtenir l’arrêt de l’organisation des Jeux de 2030, arguant de l’impact climatique et de la dégradation environnementale constatée durant la saison estivale.

Parmi les voix dissidentes, la représentante du collectif citoyen JOP 2030, Delphine Larat, a publiquement appelé au renoncement.

« Nous demandons l’arrêt pur et simple du projet, et il n’y a aucune honte à revenir sur une telle décision. L’été que nous venons de traverser a été particulièrement révélateur en matière d’impact climatique »,

a-t-elle indiqué à l’Agence France-Presse (AFP).

Sur le plan politique, les critiques se font également entendre à l’Assemblée nationale. Jean-François Coulomme, député de La France Insoumise (LFI), s’en est pris aux dispositifs prévus pour la production de neige artificielle. Il a affirmé qu’en cas d’accession au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon lors de la prochaine élection présidentielle, le projet des Alpes 2030 ferait l’objet d’une « réévaluation radicale », à la fois sur les plans environnemental et financier.

Inspection du CIO et délocalisation des épreuves sur glace

La visite des experts du CIO à Lyon, qui s’achève ce mercredi, est spécifiquement dédiée à l’évaluation des infrastructures destinées à accueillir les épreuves sur glace. Ce volet de la candidature a connu d’importants réajustements récents : initialement prévues à Nice, les épreuves de glace ont dû être délocalisées vers la métropole lyonnaise à la suite du refus formulé par le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, concernant l’installation d’une patinoire temporaire au sein du stade de football de la ville.

En réaction aux tensions liées à cette délocalisation, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a vivement dénoncé les postures de l’extrême droite, l’accusant d’avoir « chassé les Jeux de Nice ». Malgré ces différends politiques régionaux et nationaux, M. Muselier s’est dit convaincu qu’aucun exécutif futur, y compris dans l’hypothèse d’un gouvernement dirigé par Marine Le Pen, ne prendrait le risque de renoncer à la visibilité et au rayonnement internationaux offerts par l’événement olympique.

Finalisation des projets d’infrastructures dans le massif alpin

Alors que l’échéance approche et que les calendriers opérationnels se resserrent, près d’une quarantaine de projets d’infrastructures et d’aménagements restent à finaliser dans l’arc alpin pour garantir la tenue des épreuves.

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