PORTO CERVO, 26 août (Le Parisien Matin)Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles a passé ses vacances d’été en famille en Sardaigne, loin de Jordan Bardella. La princesse de 23 ans a séjourné à Porto Cervo avec ses parents Charles et Camilla de Bourbon-Siciles et sa sœur Maria Chiara. Sa mère a publié l’album photo le 25 août sur Instagram.

Un album dévoilé sur les réseaux

Le quatuor fut photographié dans les rues sinueuses du centre historique. La famille alterna balades à cheval et sorties en yacht sur la Costa Smeralda. Les clichés montrèrent des moments de complicité.

Camilla de Bourbon-Siciles :

« Été 2026 : super compagnie, soirées chaleureuses, beaux souvenirs »

Depuis l’enfance, la duchesse de Calabre passa ses grandes vacances à la Villa Armony. La demeure de 800 m² aux murs immaculés et aux arcades méditerranéennes servit de refuge. À l’intérieur, les objets design côtoyèrent les souvenirs familiaux, dont une table en racine de bois brut surmontée d’un plateau en verre.

Elle confia son attachement à la Sardaigne en juillet 2025 à Point de vue. Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles :

« Cette île possède une beauté presque sauvage. On dit qu’elle a la plus belle mer du monde. Là-bas, nous pouvons décider si nous voulons des vacances riches en événements ou plus calmes. Le temps s’arrête lorsqu’on est dans cette région. La Sardaigne a une âme enrichie par son histoire, ses traditions et sa gastronomie »

Une journée type entre travail et plage

Elle détailla son quotidien lors d’une visite guidée. Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles :

« Je me lève tôt, je bois mes cappuccinos et je déguste un cornetto, une sorte de croissant fourré à la crème. Dans la matinée, je m’installe au soleil et je travaille. Il m’arrive de passer la journée en mer avec des amis, et je rentre vers 17 heures pour déguster une glace » .

Elle termina ses journées par un dîner sur la plage.

Aucun cliché ne montra Jordan Bardella. Leur idylle, officialisée en avril en Une de Paris Match après une rencontre au Grand Prix de Monaco, fut tenue à l’écart. Le choix évita d’exposer le président du Rassemblement National pendant les vacances familiales.

Le 12 août, Maria Carolina, sa mère et sa sœur assistèrent à la Gala Night annuelle de la Côte d’Émeraude à l’Hôtel Cala di Volpe. Elles partagèrent des vidéos d’un concert privé de Katy Perry. Porto Cervo, surnommé le Saint-Tropez italien, concentra yachts et villas préservées.

Une mise en scène de la normalité aristocratique

L’album d’été publié par Camilla de Bourbon-Siciles ne relève pas du simple partage familial. Il répond à une grammaire très précise de la communication des jeunes aristocrates à l’ère des réseaux sociaux.

Premier enseignement, la gestion de l’absence. Ne pas montrer Jordan Bardella vaut plus qu’une photo avec lui. Depuis avril, le couple incarne un télescopage inédit entre une maison royale historique et un parti qui a bâti son discours sur la proximité avec les classes populaires.

Chaque image de yacht ou de villa à 800 m² devient une pièce à charge potentielle pour les adversaires politiques. En cadrant strictement sur la filiation – mère, père, sœur – la famille reprend la main sur le récit : les vacances redeviennent une affaire privée, pas un symbole politique.

Deuxième enseignement, le choix du lieu. Porto Cervo n’est pas une destination neutre. Contrairement à Saint-Tropez ou Ibiza, la Costa Smeralda cultive une discrétion old money.

La Villa Armony, héritée et non louée, raconte l’enracinement plutôt que la dépense. La citation sur l’âme de la Sardaigne, son histoire et sa gastronomie, ancre le séjour dans le patrimoine culturel, pas dans l’ostentation. C’est l’argument de la continuité familiale face à l’accusation de jet-set.

Enfin, la mention du travail le matin, du cappuccino et de la glace à 17 heures fabrique une normalité accessible. On travaille au soleil, on rentre dîner sur la plage. L’apparition de Katy Perry lors de la Gala Night vient contrebalancer cette simplicité voulue par une touche de glamour international, indispensable pour maintenir le statut de la famille sur la scène mondaine sarde.

En somme, cette parenthèse sarde illustre comment une princesse de 23 ans tente de concilier deux injonctions contradictoires : exister comme héritière d’une maison royale et protéger une relation ultra-médiatisée avec un leader politique français.

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