BERNIS, 25 août (Le Parisien Matin) – Une habitation d’environ 100 m² a été détruite à 90 % lundi 24 août vers 20 h 30, après que la foudre a frappé une maison située chemin de Milhaud. L’incendie s’est déclaré au plus fort d’un épisode orageux qui a balayé le département du Gard. Les secours ont maîtrisé le feu, mais le logement fut jugé inhabitable.

Les sapeurs-pompiers du Gard sont intervenus au chemin de Milhaud pour maîtriser le sinistre qui aurait été déclenché par un impact de foudre. Rapidement engagés, ils ont déployé une lance à eau afin d’empêcher la propagation des flammes et d’éteindre le foyer.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, « la foudre aurait traversé la toiture de la maison avant de provoquer un départ de feu à l’intérieur du logement ». L’impact a transpercé le toit et provoqué un départ de feu instantané à l’intérieur du logement.

Malgré la rapidité de l’intervention, les dégâts furent considérables. La source indiqua que « la foudre aurait frappé une maison, provoquant un incendie qui a détruit 90 % de l’habitation ». Outre l’incendie, les fumées, le dégarnissage des plafonds et des cloisons et l’eau d’extinction ont fortement affecté le bâtiment.

Les propriétaires étaient absents au moment des faits, ce qui évita un drame humain. Devenus sinistrés, ils durent être relogés temporairement au sein de leur entourage familial et chez des proches.

Cet incendie de Bernis n’est pas un cas isolé. Le Gard est l’un des départements les plus foudroyés de France, avec une activité kéraunique qui s’intensifie à la fin de l’été. Les orages méditerranéens, courts mais violents, concentrent une énergie considérable.

Ce qui frappe ici, c’est la vulnérabilité d’une maison individuelle classique face à un impact direct. Sans paratonnerre, une toiture en tuiles et charpente bois offre peu de résistance.

La foudre cherche la terre et traverse tout. Les installations électriques domestiques jouent alors le rôle de conducteur, d’où un départ de feu à l’intérieur, plus difficile à contenir que s’il était resté en toiture.

Le bilan à 90 % de destruction pose aussi la question du après. Pour une maison de 100 m², le coût de reconstruction dépasse souvent la valeur d’assurance, surtout quand les dégâts mêlent feu, eau et suie.

Le relogement chez des proches, s’il témoigne d’une solidarité locale immédiate, masque une précarité administrative qui peut durer des mois : expertise, décontamination, permis de reconstruire.

Enfin, l’absence des propriétaires a évité le pire. Elle rappelle que face à un épisode orageux annoncé, la consigne reste de débrancher les appareils sensibles et de quitter les combles. Une prévention simple que peu de foyers appliquent encore.

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