LARRAU, 25 août (Le Parisien Matin) – Un homme de 48 ans a perdu la vie lundi alors qu’il circulait seul au volant de son véhicule sur la départementale 26. Il a percuté un mur en bord de route au sud de Tardets-Sorholus, près de la frontière espagnole, vers 19h.

L’accident n’a impliqué aucun autre véhicule. Le choc s’est produit sur un axe de montagne sinueux.

Le conducteur a dévié de sa trajectoire pour une raison encore indéterminée. Il a heurté frontalement un mur situé à proximité immédiate de la chaussée.

« Après avoir percuté un mur, un automobiliste est mort des suites de ses blessures ».

A rapporté France 3.

Plusieurs témoins présents sur les lieux ont tenté de porter assistance avant l’arrivée des pompiers. L’un d’eux a extrait la victime de l’habitacle et a débuté un massage cardiaque.

« Les secours ont constaté que le quadragénaire était déjà en arrêt cardio-respiratoire à leur arrivée sur les lieux ».

A indiqué France 3.

Les sapeurs-pompiers des casernes d’Arette, Mauléon et Tardets sont intervenus avec un fourgon, une ambulance et un véhicule de soutien. Une équipe médicalisée du SAMU/SMUR a pris le relais. Malgré les tentatives de réanimation, le décès a été constaté sur place par le médecin.

Les autorités n’ont pas déterminé les causes exactes du drame. Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre.

La gendarmerie a cherché à établir si la perte de contrôle était liée à un malaise, à une vitesse excessive, à une défaillance mécanique ou à l’évitement d’un animal.

Cet accident mortel remet en lumière la dangerosité singulière de la D26. Ce n’est pas une route comme les autres. C’est un ruban étroit, sans échappatoire, taillé dans la montagne de Haute-Soule, où chaque virage peut devenir un piège. Les habitués le savent, les vacanciers le découvrent.

Le fait que le premier geste de secours soit venu d’un automobiliste lambda n’est pas anodin. Dans ce secteur isolé, les délais d’intervention sont structurellement plus longs.

Arette, Mauléon, Tardets : il faut mobiliser trois casernes pour couvrir un seul accident. Le témoin devient alors le premier maillon vital de la chaîne de survie.

L’enquête s’annonce complexe précisément parce qu’il n’y a pas de tiers. Sans témoin direct de la perte de contrôle et sans autre véhicule impliqué, les gendarmes n’ont que la route, la voiture et le corps à interroger.

Les quatre pistes classiques en montagne – malaise, inattention dans une courbe, animal en estive qui traverse, défaillance – restent ouvertes, mais aucune ne pourra être confirmée sans expertise mécanique et autopsie.

Enfin, le drame illustre une réalité statistique du Pays basque intérieur : l’été, le trafic augmente fortement sur ces cols secondaires avec des conducteurs non familiers des lieux, alors que l’infrastructure reste celle d’une route de montagne pastorale.

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