FLÉMALLE, 5 septembre (Le Parisien Matin) – Oléa Orban, 14 ans, a mis fin à ses jours le 17 août à Flémalle, près de Liège. Son décès a ravivé le débat sur le cyberharcèlement, après la découverte dans son téléphone de messages haineux et anonymes.
Passionnée de danse et de taekwondo, l’adolescente était décrite par ses proches comme douce, studieuse et déterminée. Rien ne laissait présager son geste.
Sa mère a raconté les derniers instants partagés.
« Trente minutes avant, nous étions encore ensemble et nous riions ».
A déclaré Laura Baumans. Aucune lettre n’a été retrouvée.
Face au drame, la ministre fédérale du Numérique, Vanessa Matz, a proposé la création d’un outil sécurisé pour conserver les preuves de harcèlement en ligne.
L’application MyGov pourrait servir de « coffre-fort numérique » pour stocker captures d’écran, messages et autres éléments utiles aux signalements et aux poursuites. Elle a évoqué un renforcement de l’identification des utilisateurs, tout en maintenant l’usage de pseudonymes.
Une marche blanche a été organisée à Seraing pour honorer la mémoire d’Oléa et sensibiliser jeunes et parents. Sa mère a dénoncé la facilité de création de comptes anonymes pour harceler en toute impunité.
Des responsables politiques et associatifs ont réclamé la généralisation de référents harcèlement identifiés dans chaque école.


