MARSEILLE, 14 août (Le Parisien Matin) – Vendredi au stade Vélodrome, l’Olympique de Marseille et l’Atlético de Madrid se sont neutralisés 1-1 à la mi-temps de leur dernier match amical de préparation, à une semaine de la première journée de Ligue 1.

Les hommes de Bruno Genesio ont démarré fort face aux Colchoneros de Diego Simeone. Ils ont imposé un « pressing étouffant durant les vingt premières minutes » aux abords de la surface de Jan Oblak. Logiquement récompensés, ils ont ouvert le score par Igor Paixão. L’ailier, décrit comme un homme « (très) en forme de cette intersaison », « a inscrit un nouveau but somptueux, en piquant son ballon au-dessus du gardien madrilène » à la 21e minute (1-0).

Le Brésilien avait inquiété les 45 000 spectateurs du boulevard Michelet après une semelle sur le tibia de Giuliano Simeone à la 4e minute. Il resta au sol de longues minutes avant de reprendre.

Moins fringants à partir de la demi-heure de jeu, les Olympiens reculèrent et s’exposèrent. Sur une lourde erreur défensive de Leonardo Balerdi, Ademola Lookman récupéra le ballon et offrit l’égalisation au jeune Rodrigo Mendoza, qui ajusta le gardien à la 39e minute (1-1).

À la suite d’un feuilleton de transfert houleux, Timothy Weah débuta la rencontre comme capitaine à la place de Pierre-Emile Højbjerg. Aurélien Petit mit un terme à un « premier acte de bonne facture côté olympien », selon le récit de la rencontre paru sur laprovence.com.

Ce 1-1 à la pause raconte bien plus qu’un simple nul de préparation. Il y a d’abord cette volonté de Genesio d’imposer d’entrée un pressing très haut, à l’espagnole, face à une équipe qui en a fait sa marque de fabrique sous Simeone.

Pendant vingt minutes, Marseille a étouffé l’Atlético dans son camp, et ce n’est pas anodin contre une formation qui excelle justement dans l’inconfort.

La deuxième indication concerne Igor Paixão. Déjà décisif depuis le début de l’été, il confirme qu’il est l’homme en forme du moment. Son but, tout en toucher et en sang-froid, montre une progression dans la finition.

Le revers de la médaille est tout aussi lisible. La baisse physique après la demi-heure, l’erreur de Balerdi qui coûte l’égalisation, ce sont les deux fragilités chroniques de l’OM ces dernières saisons : la gestion des temps faibles et la relance sous pression.

Enfin, le choix de confier le brassard à Weah, en plein feuilleton de départ, ressemble à un message interne fort. À une semaine de la Ligue 1, ce test face à Madrid a valeur de répétition générale grandeur nature.

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