Le Parisien MatinLe Parisien Matin
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Facebook Twitter Instagram
Twitter LinkedIn
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
mardi, 17 février Magazine
  • Home
  • Politique
  • Europe
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • Amériques
  • Économie
  • Technologie
  • Société
Le Parisien MatinLe Parisien Matin
Magazine
Home»Politique»Le PS face au « budget des horreurs » : les socialistes comptent tenir tête à Sébastien Lecornu
Politique

Le PS face au « budget des horreurs » : les socialistes comptent tenir tête à Sébastien Lecornu

Christine MorettoPar Christine Morettojeudi, 16 octobreMise à jour:jeudi, 16 octobreAucun commentaire4 Min Temps de lecture
Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Reddit Telegram Email
Dieynaba Diop, députée PS parle d'un "budget des horreurs"
Dieynaba Diop, députée PS parle d'un "budget des horreurs"
Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Le Parti socialiste savoure une victoire symbolique : la suspension de la réforme des retraites par Sébastien Lecornu. Après des mois de bras de fer, Olivier Faure et Boris Vallaud peuvent se targuer d’avoir obtenu ce que beaucoup jugeaient impossible. Mais derrière les sourires, personne n’est dupe. Les socialistes savent que ce répit pourrait n’être qu’une illusion.

Boris Vallaud s’est empressé de tempérer l’enthousiasme : pas question de signer un chèque en blanc au gouvernement. Le PS ne veut pas apparaître comme un allié du camp présidentiel. “C’est un pari risqué”, a reconnu le député Laurent Baumel, confirmant que le parti renonçait pour l’instant à voter une motion de censure.

Un budget qui ne passe pas

Derrière la suspension de la réforme se cache un budget que les socialistes jugent insoutenable. Gel des pensions, gel du barème de l’impôt sur le revenu qui rendra imposables près de 200 000 foyers modestes, doublement des franchises médicales… Pour Dieynaba Diop, députée PS, “c’est un vrai budget des horreurs”.

Le PS compte bien se battre ligne par ligne pour faire sauter ces mesures. Lecornu, de son côté, a promis de ne pas dégainer le 49.3, laissant entendre que tout serait débattu et voté. Une ouverture que les socialistes comptent bien exploiter. “Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez”, a martelé le Premier ministre.

Le PS veut frapper fort

Olivier Faure a déjà annoncé la couleur : il déposera un amendement pour taxer les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, idée inspirée de l’économiste Gabriel Zucman. L’objectif est clair : prouver que la gauche peut “changer la vie” en réintroduisant un peu de justice fiscale.

Les socialistes espèrent aussi sauver le pouvoir d’achat des classes moyennes, en gelant les premières tranches de l’impôt pour éviter que les petits revenus deviennent imposables. “Si ce n’est pas la taxe Zucman, il faudra au moins quelque chose qui envoie le message : quand on est multimillionnaire, on paie plus qu’un prof”, résume une élue PS.

Entre espoir et méfiance

Le souvenir du “marché de dupes” sur la réforme des retraites est encore vif. Beaucoup au PS craignent que Lecornu ne joue la montre pour mieux reprendre la main plus tard. Le scénario d’un “piège institutionnel” est pris très au sérieux : si le débat s’enlise et dépasse la limite des 70 jours, le gouvernement pourrait imposer son texte par ordonnances sans la moindre trace de la suspension promise.

Pour éviter cet écueil, la direction du PS a donné consigne à ses députés de ne pas multiplier les amendements. Trois maximum, pas plus. Mais rien ne dit que LFI ou les écologistes suivront la discipline.

Un équilibre fragile

Le PS se retrouve dans une position délicate. S’il ne parvient pas à corriger les mesures les plus injustes du budget, il pourrait devoir voter un texte comportant des reculs sociaux majeurs — malgré la suspension de la réforme des retraites. “Ce ne sera pas un budget socialiste, c’est évident. Mais la question, c’est : jusqu’où peut-on aller sans se trahir ?”, admet Romain Eskenazi.

Les socialistes devront aussi ménager leurs partenaires à gauche. Un refus de censurer le gouvernement pourrait tendre leurs relations avec les communistes et les écologistes, en pleine période de négociations pour les municipales.

L’épée et la rose

Le PS joue ici un jeu dangereux. En refusant la censure, il évite la chute du gouvernement, mais il risque aussi d’apparaître comme un soutien déguisé de la majorité. Olivier Faure en est conscient : “Nous ne sommes pas dans la majorité, mais nous voulons faire avancer les choses.”

Pour beaucoup à gauche, la formule sonne creux. “Qui vit par l’épée périra par l’épée”, glisse un vieux militant socialiste. Le PS a choisi de manier l’arme de la responsabilité politique. Mais s’il échoue à obtenir des victoires concrètes, cette même épée pourrait bien se retourner contre lui.

Dieynaba Diop Parti socialiste
Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous Article« Habillage éthique », ou le marketing de la vertu en trompe-l’œil
Next Article Quitter la propagande : deux journalistes russes brisent le silence. 

Related Posts

Politique

Orban compare Bruxelles aux Soviétiques et juge l’UE plus dangereuse que Russie 2026

samedi, 14 février
Politique

La France et l’Europe, hors trajectoire pour 2030

mardi, 10 février
Politique

Une diplomate norvégienne démissionne après le scandale Epstein

dimanche, 08 février

Abonnez-vous à notre Bulletin

Directement dans votre boîte de réception ! Apprenez-en davantage dans notre politique de confidentialité

Vérifiez votre boîte de réception ou votre dossier spam pour confirmer votre abonnement.

À propos

Le Parisien Matin est une plateforme de contenu collaboratif, dédiée à fournir des perspectives variées sur des sujets d’actualité, de politique et de société. Nous travaillons avec un réseau de prestataires indépendants, spécialisés dans la rédaction, l’analyse, et les interviews.

Le Parisien Matin logo variation

Twitter LinkedIn
  • Code d’éthique et de Conduite
  • Réclamations & Corrections
  • Politique de Confidentialité
  • Termes et Conditions
  • Politique Cookies
  • Nous Contacter
© 2026 Tous droits réservés Le Parisien Matin.

Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Echap pour annuler.