PARIS, 4 août (Le Parisien Matin) – Groupe ADP a annoncé le 29 juillet 2026 un accord avec le gouvernement français sur le contrat de régulation économique couvrant les aéroports parisiens. L’enveloppe de 8,2 milliards d’euros sur huit ans devait porter la capacité de Paris Charles de Gaulle à près de 90 millions de passagers annuels, soit 18 millions supplémentaires.
Accord historique entre ADP et l’État
Le programme représentait le plus ambitieux programme d’investissement jamais réalisé à Paris.
Pour le transport aérien, a déclaré Philippe Pascal. L’accord fixait le cadre financier et réglementaire du futur contrat de régulation économique.
Une consultation avec les compagnies aériennes fut programmée en septembre 2026.
L’Autorité de régulation des transports fut saisie à l’automne pour rendre un avis contraignant avant une signature attendue au 1er janvier 2027.
Un chantier en trois étapes distinctes
Le projet privilégiait une densification des infrastructures existantes plutôt que la construction d’un nouveau méga terminal.
De 2027 à 2030, les travaux devaient porter sur les goulots d’étranglement avec l’extension des contrôles aux frontières, de nouvelles machines de sûreté et la modernisation du tri bagages.
De 2030 à 2032, la capacité des comptoirs et des zones de filtrage devait être augmentée et les salons d’embarquement rénovés, tandis que le terminal 2G fut programmé pour démolition.
De 2032 à 2034, un nouveau satellite à l’est de la plateforme et une reconfiguration majeure des pistes furent prévus.
Tous les terminaux devaient être renommés dès mars 2027 selon un système de numéros à l’extérieur et de lettres à l’intérieur pour améliorer l’orientation.
Vingt minutes entre Paris et Roissy
Le CDG Express, exploité par Hello Paris, fut annoncé pour le 28 mars 2027 avec un trajet direct entre la Gare de l’Est et le terminal 2 en vingt minutes.
Des départs furent prévus toutes les quinze minutes de cinq heures à minuit au tarif de 25 euros l’aller simple et 42 euros l’aller retour, avec 16,50 euros pour les abonnés Navigo et la gratuité pour les moins de 16 ans accompagnés.
Le RER B resta en service à 11,80 euros tandis que la ligne 17 du Grand Paris Express devait ouvrir ses premières dessertes aéroportuaires en 2027.
Air France quitte Orly pour Roissy
Le 29 mars 2026, Air France acheva le transfert de ses activités principales de Paris Orly vers Paris Charles de Gaulle et centralisa ses vols intérieurs, européens et long courriers sur son hub unique.
Les liaisons vers Nice, Toulouse et Marseille furent concentrées à Roissy avec jusqu’à douze fréquences quotidiennes et les vols vers Pointe à Pitre, Fort de France et La Réunion basculèrent à Charles de Gaulle.
Sa filiale Transavia France reprit les installations libérées à Orly pour développer son réseau de loisirs.
Financement et hausse des redevances
Le financement reposait sur une hausse encadrée des redevances aéroportuaires payées par les compagnies pour l’usage des pistes et des terminaux.
Le mécanisme devait couvrir l’inflation et garantir un rendement moyen de 5,8 pour cent sur les capitaux employés.
Les transporteurs indiquèrent que cette hausse se répercuterait sur le prix des billets, dans un contexte de renchérissement du carburant durable, tandis que l’Autorité conserva le dernier mot sur la grille tarifaire.


