Le PSG a décroché, mercredi soir, la Supercoupe d’Europe aux dépens de Tottenham (2-2, 4-3 aux tirs au but), mais Luis Enrique n’a pas caché que le succès avait un parfum étrange.
Le technicien espagnol, visiblement heureux pour ses joueurs et ses supporters, a aussi reconnu, avec un sourire fatigué, que la victoire relevait presque du coup du sort.
Un entraîneur sincère, même dans la victoire
À la 85e minute, alors que son équipe était menée, Luis Enrique n’avait pas perdu tout espoir. Pourtant, il ne s’est pas caché : « Pour être honnête, je pense qu’on ne mérite pas ce trophée. On a vu la différence entre une équipe comme Tottenham, qui avait six semaines d’entraînement derrière elle, et nous, qui n’avions repris que depuis six jours. »
Ce décalage s’est ressenti tout au long du match. Les Parisiens ont connu de nombreuses approximations techniques, et leur organisation semblait parfois hésitante. « Pendant 80 minutes, on a essayé de jouer notre football, mais il y a eu beaucoup de mauvaises passes. On a eu la chance de marquer deux buts et d’aller aux tirs au but. »
Un match renversé par le PSG dans les dernières minutes
Le PSG était mené quand Lee Kang-in a égalisé et relancé complètement la partie. Pour Luis Enrique, il était impensable de baisser les bras : « Dans le football, après la 80e minute, il se passe souvent des choses imprévisibles. » Les entrants ont été déterminants : Lee Kang-in, Gonçalo Ramos, Ibrahim Mbaye et Fabian Ruiz ont changé la dynamique.
Le coach le sait : ce genre de victoire forge un groupe. Les supporters présents n’ont cessé d’encourager, même quand le score était défavorable. « Quand on perdait, ils étaient encore là, à chanter et à soutenir. C’est pour eux aussi que cette victoire est belle. »
La prestation de Lucas Chevalier a retenu l’attention, surtout en fin de rencontre. « Je suis très content de la manière dont il a terminé le match. C’était important pour lui. Il a montré du caractère et la personnalité qu’il faut pour jouer au PSG », dit Luis Enrique, qui a reconnu la présence rassurante de Safonov.
Un succès contre un quatrième club anglais
Après avoir déjà battu Manchester City, Liverpool et Aston Villa, le PSG s’offre Tottenham. Mais là encore, Luis Enrique tempère : « Tottenham a mieux joué que nous. Le football est parfois injuste. Je suis heureux, mais je le répète : ce soir, c’était un peu injuste. »
Pour l’Espagnol, cette rencontre servira surtout de point de départ. Il sait que la préparation a été courte et que son équipe devra encore progresser physiquement et techniquement pour retrouver toute sa fluidité. Mais ce premier trophée de la saison, même imparfait, apporte un souffle positif avant les prochains défis.


