Une onde de choc atmosphérique majeure
La fragmentation s’est produite verticalement au-dessus de la frontière entre le nord-est du Massachusetts et le sud-est du New Hampshire. L’énergie libérée lors de cette explosion thermique a été estimée à l’équivalent de 300 tonnes de TNT. Cette libération massive d’énergie explique l’onde de choc acoustique qui s’est propagée vers la surface terrestre. La vitesse de l’astéroïde dépassant largement celle du son, sa combustion rapide a généré un puissant cône de Mach.
Cette onde de pression comprimée a mis environ deux minutes et demie pour atteindre le sol. Le passage de cette boule de feu météoritique a ainsi provoqué une double détonation ressentie jusque dans le Rhode Island. Bien que de nombreux habitants aient cru à un tremblement de terre, l’Institut d’études géologiques des États-Unis a confirmé l’absence de toute activité sismique. Les vibrations ressenties provenaient exclusivement d’une onde de commotion aérienne frappant les façades des habitations. Les services d’urgence ont reçu des centaines d’appels, mais aucune blessure ni dégât matériel n’ont été signalés par les autorités locales.
Le verdict des capteurs de la NASA
Le flash lumineux a été immédiatement capté par le satellite météo GOES-19 de la NOAA via son instrument de cartographie des éclairs. Les météorologues ont repéré une signature lumineuse anormale au-dessus de l’océan Atlantique, confirmant la combustion d’un corps extraterrestre. Les experts de la NASA ont précisé qu’il s’agissait d’un bolide diurne sporadique, totalement indépendant des pluies de météores annuelles régulières.
« Les météores se déplacent plus vite que la vitesse du son, créant des ondes de pression lorsqu’ils brûlent et se brisent dans l’atmosphère, ce qui peut produire un fort bang sonique qui peut être entendu au sol », a expliqué la NASA.
L’analyse de la trajectoire indique que l’essentiel des débris de cette boule de feu météoritique a terminé sa course dans l’océan, au large de Cape Cod, rendant toute récupération de fragments de météorite hautement improbable. Cet événement s’inscrit par ailleurs dans un contexte scientifique intrigant, marqué par une hausse des signalements de gros bolides au niveau mondial. De plus, une mystérieuse détonation similaire avait secoué les Carolines à peine 48 heures auparavant, soulevant des questions sur une éventuelle corrélation cosmique.
Les astronomes continuent d’analyser les données pour déterminer si cette boule de feu météoritique provient d’un essaim de débris spatiaux non répertorié. Cette boule de feu météoritique restera l’un des phénomènes les plus marquants de la décennie dans la région. Les spécialistes espèrent que l’étude de cette boule de feu météoritique permettra de mieux comprendre la structure de ces petits astéroïdes. En fin de compte, la trajectoire finale de cette boule de feu météoritique rappelle la vulnérabilité de notre planète face aux objets géocroiseurs.


